La Francophonie, un outil de plus en plus économique

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20100927 - BRUSSELS, BELGIUM: Cecile Jodogne, acting mayor of Schaarbeek-Schaerbeek, pictured during a press conference, two days after the explosion of Saturday evening, near the Brussels North Station (Noordstation - Gare du Nord) in Schaarbeek-Schaerbeek, in Brussels, Monday 27 September 2010. Three people died in the explosion. The cause is still unclear. BELGA PHOTO JORGE DIRKX

La Francophonie, un outil de plus en plus économique

Cécile Jodogne (archives). © belga.

La secrétaire d’Etat bruxelloise en charge du Commerce extérieur, Cécile Jodogne, a rencontré lundi soir le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en Afrique de l’Ouest, Mouhamed Konate, basé à Lomé (Togo), en marge d’une mission économique dans la région. L’organisation souhaite davantage stimuler les échanges commerciaux entre les Etats membres.

L’OIF avait décidé, lors du sommet de 2014 à Dakar (Sénégal), de se doter d’une dimension économique, qui vient s’ajouter aux dimensions politique et culturelle à l’origine de ce regroupement de pays – entièrement ou partiellement – francophones et qui compte 84 membres.

Depuis lors a été lancé un programme pour l’emploi via l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes en Afrique subsaharienne, et en particulier dans les pays les moins avancés, a expliqué Mouhamed Konate.

Un second volet est l’identification d’opportunités économiques à travers l’OIF. Deuxième importateur mondial de coton, le Vietnam (pays membre) pourrait davantage se tourner vers des producteurs africains, notamment le Burkina Faso, a illustré M. Konate. Second exemple: de nombreux produits agricoles disponibles en Afrique et pourtant peu valorisés comme le beurre de Karité ou l’huile d’Argan pourraient davantage être exploités par les industries pharmaceutiques ou cosmétiques européennes, selon lui.

“Pour se développer, le volet économique de la Francophonie a besoin de davantage de soutien des Etats membres”, a souligné Mouhamed Konate. Outre les besoins de financements, il a pointé les nombreuses difficultés rencontrées pour l’obtention de visas économiques, pourtant cruciaux pour rencontrer de nouveaux partenaires.

“Le partage d’une langue commune est un facteur qui facilite les échanges. Le fait de parler le français rend les contacts plus faciles et permet d’établir la confiance plus rapidement”, a estimé la secrétaire d’Etat Cécile Jodogne (DéFI), alors qu’une trentaine d’entreprises belges démarrent une mission économique de cinq jours au Togo et au Bénin – deux pays francophones.

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