Menace des maladies tropicales négligées, l’Etat du Sénégal prend les devants

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Certaines maladies tropicales sont négligées par les industries pharmaceutiques et les chercheurs. Cependant, elles continuent de faire des ravages en Afrique. C’est ce qui pousse le gouvernement à à prendre les devants. En plus d’une campagne de sensibilisation, une distribution de masse de médicaments sera déclenchée du 16 au 18 mai prochain.

L’Etat du Sénégal est décidé à en finir avec les maladies tropicales dont la majeure partie est dite négligée. Il s’agit de la bilharziose, de la filariose lymphatique, du trachome, de l’onchocercose, et des vers intestinaux qui sont toujours présents dans la pays.

C’est ce qui explique la campagne de sensibilisation dans les différents établissements scolaires du pays qui a commencé le 9 mai dernier.

Hier à l’école Keur Ndiaye 1 de Rufisque, un cours de leçon de vie a été organisé au profit des élèves. A cette occasion, le médecin-chef du district sanitaire de Rufisque, Dr Mbaye Thiam a signalé que les maladies tropicales dites négligées sont bien présentes. En effet, relève-t-il, “chaque région au Sénégal a des malades à traiter. A Dakar, nous avons affaire au géohermenthiazes. Si vous allez dans la région de Saint-Louis, il y a en plus de cette maladie, la bilharziose. Dans les régions sud comme la Casamance, en plus des géohermenthiazes et de la bilharziose, il y a aussi le ver de Guinée ainsi que la trariculose”.

Pour le docteur Mbaye Thiam, la présence de ces maladies s’explique par le fait qu’elles sont négligées par l’industrie pharmaceutique et par les chercheurs. C’est la raison pour laquelle, elles sont encore aujourd’hui répandues en Afrique, surtout en Afrique au sud du Sahara.

Ainsi le médecin-chef du district sanitaire de Rufisque précise que l’OMS estime qu’u,ne personne sur sept souffre d’une maladie tropicale négligée. “Ce sont des maladies qui ont de l’ampleur et qui sont aussi graves parce qu’elles apportent des complications aux populations. Aujourd’hui, l’OMS en a listé une trentaine“, développe le spécialiste. D’ailleurs, précise-t-il, une campagne nationale de distribution en masse de médicaments, aura lieu du 16 au 18 mai prochain.

Par ailleurs, l’inspecteur Ibrahima Sembène, responsable de la cellule Education à la santé à l’Inspection médicale de Rufisque signale que la campagne n’est que bénéfique pour tous. En effet, pour lui, “ce que les élèves vont apprendre de cette leçon, va être transmise à leurs familles respectives“.

source: enquête

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