S’initier au bijou précieux à l’école Van Cleef

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Oui, l’art du bijou joaillier, c’est une culture, une discipline complète. Au lieu de s’auto-promouvoir, la maison a eu l’idée d’éduquer les amateurs à la création.

D’abord, les choses se passent dans un très bel hôtel particulier rénové, en plein Paris, métro Opéra, au 31 rue Daniel Casanova, tout près de la boutique Van Cleef & Arpels.

Les secteurs d’enseignement sont très divers et pas du tout focalisés sur la griffe comme une promo déguisée. Non, ce sont de vrais ateliers-conférences-découvertes. Au total une vingtaine de cours.

Il y a l’initiation au beau bijou pour les timides qui n’osent pas avouer leur ignorance : le B-A ba de la parure, la bague de fiançailles par exemple.

L’histoire du bijou joaillier, de l’Art Nouveau aux amulettes, aux styles de porté, à l’univers Van Cleef, aux anecdotes…

Le monde des pierres précieuses et semi-précieuses, leurs symboliques.

Mais on peut aussi mettre la main à la pâte, en blouse blanche impeccable fournie par la maison. On apprend ainsi le dessin joaillier (ce qui s’appelle le gouaché) avec ses jeux de couleurs, ses reflets, ses perspectives et ses détails ; la fabrication d’un bijou en émail, assis à un atelier, avec les instruments d’un professionnel. On repart avec son papillon émaillé par exemple !

L'atelier de dessin de l'école Van Cleef.
L’atelier de dessin de l’école Van Cleef.© Catherine Schwaab

Les cours pratiques sont donnés en petit comité, jamais plus d’une douzaine d’élèves. Les exposés et conférences regroupent jusqu’à une cinquantaine de participants, avec à chaque fois deux intervenants. Et il y a même des ateliers pour enfants.

Le matin, on est accueilli par un café. Et pour les conférences et les cours du soir, il est prévu un petit buffet. « Rien de pire que d’assister à un cours avec l’estomac qui crie famine ! », résume, pragmatique, la directrice de l’école Marie Vallanet-Delhom.

Nicolas Bos et Marie Vallanet-Delhom, respectivement PDG et directrice de l'école.
Nicolas Bos et Marie Vallanet-Delhom, respectivement PDG et directrice de l’école.© Catherine Schwaab

Gemmologues, experts joailliers, historiens de l’art, horlogers, maquettistes dessinateurs composent le staff de l’école qui met aussi à disposition une bibliothèque.

C’est un bonheur d’évoluer en des lieux si chics.

Un atelier de l'école Van Cleef.
Un atelier de l’école Van Cleef.© Catherine Schwaab

Les prix ? Très bas, vu la qualité de la prestation : 15 euros pour un atelier pour enfant de 3 heures ; 40 euros la conférence buffet compris. Et entre 100 et 200 euros les cours pratiques.

L’école, qui bénéficie d’une dotation annuelle, a été fondée il y a cinq ans, donc c’est une affaire rodée. Elle a voyagé à Hong-Kong, Tokyo et New York. Et accueilli quelque 16 000 élèves en tout.

L'atelier émail de l'école Van Cleef.
L’atelier émail de l’école Van Cleef.© Catherine Schwaab

Et si on essayait ?

Pour découvrir l’école, rendez-vous en octobre, dans ces espaces magnifiques : l’établissement y organise une exposition joaillère, les créations de Daniel Brush, un artisan américain, « sorte de savant fou », décrit avec humour Nicolas Bos le PDG de Van Cleef qui s’avoue admiratif. Le personnage, new-yorkais, ne vit que pour ses créations d’or, de diamants et d’acier. Il peut passer trois ans sur une pièce… A l’école van Cleef, il suffit de trois heures pour se sentir amateur – très – éclairé.

L'atelier pour enfants de l'école Van Cleef.

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