“Le Fidèle”, un thriller qui tourne au mélo avec Adèle Exarchopoulos

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Le réalisateur belge Michaël R. Roskam, auteur de plusieurs films de gangsters, signe avec “Le Fidèle”, en salles mercredi, un thriller qui dérape dans le pathos, avec Adèle Exarchopoulos et Matthias Schoenaerts en amants malheureux.

Gino (Matthias Schoenaerts) dit “Gigi” et Bénédicte (Adèle Exarchopoulos) dite “Bibi”, tombent instantanément amoureux. Tout les sépare pourtant, lui braqueur de banques, elle fille d’une famille aisée, pilote de course (Roskam a été journaliste en charge de la Formule 1 dans ses débuts).

Le réalisateur, dont le film musclé “Bullhead” sur le trafic d’hormones sorti en 2011 avait été nommé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et l’année suivante pour le César du meilleur film étranger, peine cette fois à trouver le bon rythme.

Le film démarre plutôt bien, avec un flash back effrayant sur l’enfance de Gino dans un quart-monde brutal. Mais une fois passés les bons moments de deux casses spectaculaires, il s’enlise doucement, dans une succession de plans lents et plutôt larmoyants. Les clichés s’accumulent au fil du récit: magouilles du bâtiment, mafia albanaise, virées à grande vitesse dans la Porsche de “Bibi”…

Un ultime casse, alors qu’il s’apprête à raccrocher pour sa belle, mène Gigi droit en prison pour 15 ans. De cavale en arrestation, le chemin de croix du jeune couple n’en finit pas. Au final, le film échoue à renouveler le genre du polar.

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