Les 5 maladies les plus fréquentes des femmes à 40 ans

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Ce n’est pas à 40 ans qu’il faut se négliger mesdames ! Au contraire, les premières maladies chroniques font leur apparition, les soucis gynécologiques aussi… Retour sur les maladies à surveiller et sur la manière de rester en bonne santé.

Diabète : un excès de sucre dans le sang

Si “40 ans n’est pas un âge où se déclarent le plus de pathologies”, selon Evelyne Chartier, médecin généraliste membre du Syndicat des médecins libéraux, les femmes doivent tout de même adopter de nouvelles habitudes pour vieillir en bonne santé.

Car certaines maladies découlent de leur mode de vie : “Mauvaise alimentation et obésité conduiront au diabète vers 45 ans.” Cette maladie est caractérisée par une hyperglycémie  chronique, soit un excès de sucre dans le sang.

Il faut donc “faire attention aux apports sucrés dans les sodas et les boissons alcoolisées, arrêter le grignotage, augmenter l’apport en fibres.”

BPCO : la maladie des fumeuses

Autre maladie qui peut toucher les femmes âgées d’une quarantaine d’années et qui résulte d’un mode de vie non sain : la Broncho-Pneumopathie-Chronique-Obstructive (BPCO). Cette maladie, qui provoque un essoufflement progressif au fil des années et se traduit par des bronchites à répétition, touche notamment les fumeuses. Pour éviter cette maladie, Evelyne Chartier préconise “d’envisager un sevrage tabagique.”

Concernant le sevrage tabagique, les substituts nicotiniques diminueraient moins l’envie de cigarette chez les femmes que chez les hommes. Il y aurait aussi chez la femme une réponse moins efficace aux patchs à la nicotine comparé à l’homme, peut-être expliqué par un métabolisme de la nicotine (sa dégradation dans l’organisme) plus rapide chez la femme, en pré-ménopause du moins. Cependant, le bupropion (antidépresseurs) et la varénicline utilisés dans le sevrage tabagique seraient tout aussi efficaces quel que soit le sexe.

A noter : la BPCO peut aussi toucher les non-fumeuses victimes de tabagisme passif.

Colopathies fonctionnelles ou “intestin irritable” : attention au stress

Les colopathies fonctionnelles, mieux connues sous le nom de “syndrome de l’intestin irritable” touche environ 5% de la population française. Le diagnostic étant posé entre 30 et 40 ans.

Même si elles ne sont pas graves, “elles peuvent être gênantes au quotidien et témoignent d’un mal-être et d’un stress chronique”, continue Evelyne Chartier. Elles se manifestent par la survenue chronique de symptômes digestifs, comme des douleurs abdominales, des ballonnements, une diarrhée ou une constipation.

Des traitements ? Il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie mais quelques mesures quotidiennes peuvent aider à mieux vivre.

– Par exemple, pratiquer une activité physique pour favoriser votre résistance à la fatigue, diminuer votre anxiété, vous relaxer, améliorer la qualité de votre sommeil et stimuler votre appétit et votre côlon “paresseux”.

– Des conseils diététiques sont aussi reconnus comme : manger des fibres tout au long de la journée, réduire la consommation d’aliments gras, éviter les aliments responsables de flatulences, limiter les boissons contenant de la caféine et les aliments riches en fructose (miel, pommes, poires), en lactose (lait, yaourts) et les chewing-gum.

Des médicaments peuvent aussi atténuer les symptômes. Parlez-en à votre médecin.

Fibromes utérins : le début des maladies gynécologiques

Vers 40 ans, certaines maladies gynécologiques peuvent également se déclarer. “30% des femmes observent des débuts de fibromes utérins”, soit des tumeurs bénignes et asymptomatiques sur la paroi de l’utérus.

Pour prévenir et soigner ces maladies, il faut consulter régulièrement un gynécologue. Toujours du côté gynécologique, s’il est encore possible d’avoir un enfant passé 40 ans, l’infertilité commence à se développer et il peut être plus difficile de débuter une grossesse.

Cancer : des risques plus élevés après 40 ans

Si “leur incidence commence plus vers 50 ans”, il faut “être attentif pour éviter la survenue du cancer du sein, du colon, du rectum et du poumon” dès la quarantaine via des contrôles médicaux. Sans oublier la prévention des cancers de la peau (mélanomes et carcinomes) “de plus en plus nombreux”, selon Evelyne Chartier.

Pour prévenir un maximum leur survenue, elle conseille “de ne pas utiliser de déodorants, de manger des fibres, de limiter les barbecues, de ne pas fumer et de ne pas s’exposer aux UV” et assure que “faire du sport 30 minutes par jour est la première lutte contre les cancers, mais aussi l’arthrose, la dépression, l’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie”. Sans oublier de “méditer” conclut-elle.

Auteur: Océane Redon – E-sante

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