La nuit blanche cause du tort à notre cerveau

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Voilà une étude qui devrait nous faire regretter d’avoir fait la fête toute la nuit.  Le manque de sommeil déteint sur les neurones, accélérant leur dégénérescence, selon des chercheurs suédois de l’université d’Uppsala.

Couché à 7h du matin le 1er janvier, vous accusez un sérieux déficit de sommeil. La fatigue se lit sur votre visage cerné, qui se souvient des excès du Réveillon. Ce dont on se doute moins, c’est que le cerveau aussi pâtit de ce manque de repos. L’Université d’Uppsala (Suède) sort une étude sur les méfaits de la nuit  blanche au niveau cérébral. Les chercheurs ont analysé  le sang de quinze jeunes hommes en bonne santé dont certains venaient de dormir huit heures, d’autres de faire une nuit blanche.

Les résultats, à paraître dans la revue scientifique Sleep, donnent sérieusement envie de nous remettre au lit. Ils montrent en effet que chez les volontaires en manque de sommeil, la concentration de deux molécules du cerveau, l’énolase, liée aux neurones, et la protéine S-100 B, a augmenté de 20%. “Le nombre de ces molécules du cerveau augmente habituellement dans le sang à l’occasion des lésions cérébrales”, traduit dans un communiqué repris par l’AFP le coordinateur de l’étude, Christian Benedict. Autrement dit, “un manque de sommeil peut favoriser les processus de neurodégénérescence”. A contrario, une bonne nuit de sommeil “pourrait être d’une importance critique pour le maintien de la santé du cerveau”.

Les bienfaits confirmés d’un bon sommeil

Ces conclusions n’ont rien de surprenant puisqu’elles accréditent les apports de littérature scientifique sur l’importance du sommeil sur le cerveau. On sait depuis récemment que le cerveau est une machine formidable qui assure le nettoyage de toutes les toxines et déchets accumulés dans les cellules cérébrales. Il assure également une fonction de réparation de cellules essentielles pour le bon fonctionnement de notre système nerveux.

Enfin, des chercheurs américains ont récemment suggéré que le fonctionnement cérébral des insomniaques n’était pas optimisé et donc plus sujet aux troubles de la mémoire.

Auteur: Emilie Cailleau – TopSante

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