Motion d’ordre contre les barons du Ps : Ce que Khalifa Sall a fait pour Abdou Diouf en 1983

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Me Aïssata Tall Sall, à la suite de Bamba Fall et Cie, a jeté un pavé dans la mare en dénonçant le silence de Abdou Diouf devant la partition, de fait, du Parti socialiste. L’ombre de l’ex-chef d’Etat hante les esprits dans les couloirs du tribunal de Dakar à l’occasion du procès de la Caisse d’avance. Pourtant, dans le processus de « désenghorisation », Khalifa Sall a, en janvier 1983, joué un rôle décisif consolidant le leadership du successeur du poète-président

Poursuivant son récit, M. Niang détaille : « C’est contre toute attente que, au début des travaux, le responsable des jeunesses socialistes, Khalifa Ababacar Sall, demanda et obtint la parole. Le prétexte avancé était qu’il voulait déposer une motion d’ordre. Celle-ci consistait purement et simplement à récuser Maguette Lô comme président de séance et à demander au secrétaire général de présider lui-même les travaux. Devant ce qu’il considérait comme une manœuvre discourtoise, une provocation flagrante destinée probablement à le faire sortir et à se laisser aller à une action d’éclat, M. Lô préféra garder son calme ».

Plus tard, toujours selon l’auteur, Maguette Lô apprendra que c’était Jean Collin, à l’époque plus proche collaborateur de Abdou Diouf, qui avait activé Khalifa Sall « pour précipiter la mise à l’écart des barons encombrants ». C’est à partir de ce congrès des 21 et 22 janvier 1983 « que tous les vieux compagnons de Senghor, Maguette Lô, Amadou Cissé Dia, Assane Seck, André Guillabert et Alioune Badara Mbengue », quittèrent toutes les instances dirigeantes du parti.

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