Macky Vs opposition : Lundi d’hostilités

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Avec le passage ce lundi en commission du projet de loi relatif au parrainage, ce jour marque le début des hostilités entre Macky Sall et le camp qui lui est opposé.

Si depuis quelque temps, l’opposition et la majorité se promettent une guerre sans merci, c’est ce lundi en principe que doivent ouvertement débuter les hostilités entre les partisans du Président Sall et leurs adversaires de l’opposition. En fait, c’est aujourd’hui que le projet de loi dite du parrainage sera examiné en commission de loi qui est une étape décisive avant le vote du texte en plénière programmé ce jeudi 19 avril 2019. Si du côté de l’opposition, un plan de manifestation n’a pas été rendu public pour ce lundi, des responsables du camp opposé à Macky Sall, Malick Gakou en l’occurrence, ont exprimé leur détermination à s’opposer à cette loi.
On ne sait pas si Y ‘en a marre va se joindre à l’initiative de l’enfant de Guédiawaye, mais pour ce lundi, Malick Gakou promet de s’opposer avec les forces qui sont avec lui. Si de son côté, Idrissa Seck a déclaré son hostilité à ces projets de réforme de la Constitution et du Code électoral, il ne vivra pas le début des hostilités qui débutent aujourd’hui, s’il ya pas de reculade du gouvernement ou de l’opposition. Idrissa Seck qui a informé qu’il se rend en France promet de retourner à Dakar dès le 17 pour préparer la bataille du 19 avril qui s’annonce âpre. Pour rappel, l’opposition Sénégalaise est courroucée par les deux projets de loi du gouvernement visant la réforme de la Constitution et du Code électoral. Du côté du pouvoir, les réformes sont justifiées par un objectif de limitation des partis politiques et de rationalisations des dépenses pour l’organisation de l’élection du Président de la République.
Pour l’opposition, les deux projet de loi sont simplement «liberticides» et visent à écarter du scrutin, des candidats jugés gênants pour le pouvoir. Macky et son camp sont accusés de chercher par ces réformes à concentrer entre leurs mains, le pouvoir de décider qui sera ou ne sera pas candidat à la présidentielle de 2019. Une autre crainte que l’opposition a, vis-à-vis des réformes, est qu’elles permettent au camp au pouvoir d’identifier les électeurs qui ne sont pas avec lui et d’acheter leurs consciences.

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