Netflix admet être “dans une situation délicate”

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Cannes Film festival general delegate Thierry Fremaux stands on stage before a screening during the 66th Cannes Film Festival in Cannes, France, May 16, 2013. The Cannes film festival is partly opening the door for streaming video giants this year, allowing Amazon to make its debut on the Croisette while leaving Netflix out of its 69th annual session. REUTERS/Regis Duvignau/File Photo

Le PDG de Netflix, Reed Hastings, a confié jeudi que la plateforme faisait “parfois des erreurs” et qu’avec le festival de Cannes, où aucun de ses films n’est sélectionné cette année faute d’accord, elle “s’est mise dans une situation délicate”.

Contrairement à l’édition 2017, le festival de Cannes de cette année (8-19 mai) a imposé la nécessité pour les films sélectionnés de sortir en salle en respectant le délai français de diffusion sur une plateforme, de 36 mois.

Netflix a donc décidé de boycotter le festival, même si le poids lourd de l’audiovisuel, fort de 125 millions d’abonnés dans le monde, dit être ouvert à une sortie de ses films dans les salles françaises mais pas à garantir ce délai de 36 mois.

“Nous sommes vus comme des perturbateurs, et parfois nous faisons des erreurs”, a reconnu Reed Hastings, fondateur et PDG de Netflix, lors d’une table ronde du festival Series Mania à Lille, dans le nord de la France. “Je pense qu’avec le festival de Cannes nous nous sommes mis dans une situation plus délicate que ce que nous aurions voulu”.

“Nous adorons le festival de Cannes, nous y allons depuis de nombreuses années, nous avons encore cette année quelques acheteurs, et le festival veut vraiment trouver un modèle qui fonctionne pour eux et pour nous, et cela va finir par arriver”, a-t-il ajouté.

L’entrepreneur a assuré que Netflix n’essayait pas “de faire dérailler le système du cinéma”. Mais “comme nos abonnés financent nos films, on veut qu’ils y aient accès rapidement et pas trois ans plus tard.”

“Nous traitons nos films comme nos séries, nous les produisons directement pour nos abonnés et ils ne sortent pas en salles”, a-t-il dit.

Pour le PDG, les plateformes ne concurrencent pas les salles: “C’est comme de cuisiner chez soi, ça ne nous empêche pas d’aller parfois au restaurant”.

Mais, a concédé Reed Hastings, “la régulation est essentielle, et nous devons trouver comment travailler dans les règles du système, c’est notre responsabilité”.

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