Journées Tuniso-ivoiriennes de la santé/Riadh Azaiez : « La Tunisie offre la possibilité de se soigner (…) 30 à 50% moins chère qu’en Europe »

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 Le coordonnateur du Saidalya s’est dit globalement « satisfait de la mission ». Même si le « visitorat des stands d’exposition a été modeste », en raison des intempéries, dues à la forte pluie qui s’est abattue vendredi sur Abidjan

Le président du Conseil d’affaires Tuniso-Ivoirienne, Riadh Azaiez, coordonnateur des Journées Tuniso-ivoiriennes de la santé (Saidalya) a relevé que « La Tunisie offre la possibilité de se soigner aux mêmes conditions techniques, 30 à 50% moins chère, par rapport au pays du Nord (Ndlr, Europe,…)». Il s’exprimait au terme desdites Journées, tenues les 11 et 12 mai dernier, à la Maison du patron, sise à Abidjan-plateau.

Selon M. Riadh, le plateau technique existant en Tunisie, à travers les établissements sanitaires privées, offre la possibilité aux cliniques ivoiriennes, ainsi qu’aux médecins d’envoyer tous les cas qu’ils ne peuvent pas traiter sur place.

Et cela, a-t-il ajouté, « offre de nombreux avantages aux patients Ivoiriens, en termes de facilité de formalités administratives ». A savoir qu’il n’y a pas de visa entre la Tunisie et la Côte d’Ivoire. Mais aussi, « en termes de coopération sud-sud avec en prime, la dimension culturelle privilégiée ». De laquelle découle « la chaleur africaine, en se faisant soigner sur place, sur le continent africain, à quelques kilomètres ».

Riadh Azaiez a signifié que le Saidalya avait pour objectif de présenter les atouts et le savoir-faire médical de la Tunisie en Côte d’Ivoire. Et ce, en réponse à la problématique : « Comment la Tunisie peut-elle aider la Côte d’Ivoire, à retrouver sa place de hub médical dans la sous-région ouest-africaine, comme par le passé ? ».

Pour y parvenir, a-t-il soutenu : « Cela passe par la création de projets de partenariats Tuniso-ivoiriennes. A savoir des cliniques en communs, des usines de production de médicaments…, des rencontres d’échanges entre les opérateurs des deux pays, pour sceller des partenariats et autre ».

Non sans préciser : « Toute chose qui justifie donc la tenue de cette rencontre visant entre autres, à rechercher et identifier les possibilités de formation, d’assistance technique et d’investissement, en partenariat avec les homologues ivoiriens ».

Le coordonnateur du Saidalya s’est dit globalement « satisfait de la mission ». Même si le « visitorat des stands d’exposition a été modeste », en raison des intempéries, dues à la forte pluie qui s’est abattue vendredi sur Abidjan, à l’ouverture de ces Journées.

Ainsi, a-t-il annoncé que la délégation tunisienne a eu, au-delà de l’exposition, des rencontres de qualité, au niveau du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ivoirienne. Puis, avec l’ordre des médecins et pharmaciens de Côte d’Ivoire. En plus de leurs syndicats et associations respectifs. Et enfin, avec l’association des cliniques privées de Côte d’Ivoire.

Le président du Conseil d’affaires Tuniso-Ivoirienne, au nom de la délégation tunisienne, s’est dit déterminé à « établir le pont entre les deux pays et le consolider davantage », à travers le Saidalya. Il a affiché son optimiste. Car dira-t-il : « Avec une histoire commune, un destin commun, une intégration  parfaite entre les deux pays, sera synonyme d’un avenir assuré pour nos enfants ».

Signalons que le directeur général du groupe Fraternité Matin, Venance Konan a fait un tour de visite de stands, à quelques heures de la clôture de l’événement, sous la conduite du coordonateur, Riadh Azaiez. Le Dg a surtout marqué une halte au stand de la polyclinique « Les Narcisses », ou il a eu droit à des explications. Il a dit connaître la plupart des cliniques et laboratoires présents à l’exposition, pour s’y être déjà rendu en Tunisie, ou il a pris soin de les visiter.

Notons enfin que le Saidalya, organisées par l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (Utica) et la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci) avec le soutien de divers structures émanant des deux pays, a bénéficié du patronage de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de Côte d’Ivoire, Dr Raymonde Goudou-Coffie.

Narcisse Angan

narcisse.angan@fratmat.info

 

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