“Le mariage royal prouve que la suprématie blanche est en déclin”

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epa05185756 Reverend Al Sharpton (R) holds up an Oscar statuette painted white while leading a protest against the all-white slate of Oscar acting nominees, near the Academy Awards ceremony in Los Angeles, California, USA, 28 February 2016. The protesters were also demanding more racial diversity in the entertainment industry. EPA/EUGENE GARCIA

Le pasteur américain Al Sharpton s’est réjoui du mariage du prince Harry avec l’actrice Meghan Markle. Une union qui symbolise selon lui l’essoufflement de la suprématie blanche masculine dans le monde.

Si le nom d’Al Sharpton ne vous évoque sans doute pas grand chose, ce pasteur évangélique de courant baptiste est une figure du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Né à Brooklyn en 1954, Sharpton, qui s’est fait remarquer dans le passé pour des propos jugés extrémistes, s’était présenté à la candidature démocrate pour l’élection présidentielle de 2004 avant de rallier finalement la cause du vainqueur, John Kerry.

Ce samedi, Al Sharpton a tenu un discours au National Action Network’s dans le quartier de Harlem à Manhattan (New York). Le pasteur a notamment commenté l’événement mondial du jour, le mariage entre le prince Harry et Meghan Markle, qui, rappelons-le, possède des origines afro-américaines.

“La suprématie masculine blanche commence à s’essoufler”
“Lorsque vous voyez des petites filles blanches au pays de Galles qui veulent ‘être comme Meghan’, cela montre qu’un changement est en train de s’opérer dans le monde entier et que la suprématie masculine blanche commence à s’essouffler”, a déclaré l’activiste des droits civiques. “Quand des petites filles blanches en Arkansas aspirent à la beauté et à l’intelligence de Michelle, Sasha et Malia Obama, cela prouve que cette suprématie blanche est remise en question”, a-t-il ajouté, non sans optimisme.

Et Al Sharpton de saluer l’ouverture de la famille royale britannique aux autres cultures. De fait, le “Stand by Me” de Ben E. King, interprété par une chorale gospel, a résonné samedi dans la chapelle St George entre des morceaux des compositeurs Handel, Schubert ou encore Gabriel Fauré. L’homélie a qui plus est été prononcée par le chef de l’Église anglicane des États-Unis, l’afro-américain Michael Bruce Curry. “Je dois dire que Mgr Curry a fait un excellent sermon”, a déclaré Sharpton au rassemblement, louant l’utilisation par Curry des mots de Martin Luther King.

Tout ne fut cependant pas positif dans le discours du pasteur Sharpton. Il est en effet revenu sur le rôle qu’a joué le Royaume-Uni dans l’histoire de l’esclavage. Il en a également profité pour tacler Donald Trump qu’il accuse de susciter la peur et la haine de l’étranger chez les Américains blancs.

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