«Ce que nous voulons donner au festival Salam…»

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IGFM-Le festival Salam va une fois de plus vibrer sous nos cieux. Pendant une semaine, du 25 mai au 1erjuin, des chantres, panélistes et érudits de l’Islam essayeront de faire vivre aux Musulmans le Ramadan, dans la plus grande ferveur. A cet effet, nous assure son coordonnateur Abdou Aziz Mbaye, le cachet religieux sera autant mis en exergue que celui populaire… Interview…

L’édition 2018 du festival Salam démarre aujourd’hui, à quoi peut-on s’attendre?

Le festival débute ce vendredi 25 mai par une rencontre entre les intellectuels et panélistes de l’Université de Caroline du Nord et celle de Cheikh Anta Diop. Ils débattront sur le thème de la Paix.Cette rencontre va certainement déboucher sur un partenariat ou une convention entre les deux Universités pour des travaux de recherches et d’études. Le même jour, il y aura, dans la soirée, un plateau d’artistes en direct du Cices. Le lendemain samedi, il y aura une soirée religieuse au Grand Théâtre, avec les différents chantres. Dimanche 27, nous serons dans la banlieue, au terrain Acapes des Parcelles Assainies. Cette année, les régions ne seront pas en reste. Mbour sera à l’honneur ce lundi 28. Le mardi suivant, nous avons prévu de faire un plateau avec des vétérans qui ont eu à faire les beaux jours de la chanson religieuse. Le mercredi 30, nous serons à Sorano et le jeudi 31, nous aurons un plateau à la TFM sous forme de débat, sur le thème de la paix. Le clou du festival se fera le 1er Juin, à travers un grand spectacle sons et lumières au Boulevard Général de Gaulle, comme d’habitude.

Quelles sont les innovations de cette présente édition ?

En dehors du fait que la Salle de l’Unité africaine du Cices va abriter, pour la première fois, nos activités, on peut relever cette rencontre entre les universitaires de Caroline du Nord et de Cheikh Anta Diop, c’est une grande première. Toutefois, l’innovation de taille sera sans doute la participation des Turcs. D’ailleurs,la Turquie est l’invitée d’honneur du festival à travers le Président Erdogan qui sera représenté par son ambassadeur au Sénégal. Comme vous le savez, chaque année, nous choisissons un pays comme parrain et la Turquie a été désignée. A cet effet, une grande troupe de musiciens sera de la partie.

Une des perspectives de l’année dernière était d’inscrire le festival Salam dans le calendrier culturel. Vous y êtes parvenus ?

Dans tous les cas, des propositions ont été faites. Certainement, lors de l’ouverture, le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, en parlera. C’était un vœu des organisateurs du festival qui date du temps de Mbagnick Ndiaye. Comme l’Etat est une continuité, je pense que Monsieur Coulibaly va en tenir compte.

Y aura-t-il un hymne ?

On va le reconduire, histoire de donner une originalité au festival…

Comme toute organisation qui tend vers la perfection, le festival Salam a enregistré quelques petits couacs. Quelles résolutions avez-vous pris pour les éviter ?

C’est tout à fait normal, compte tenu de l’ampleur de plus en plus grande du festival. Le festival s’est imposé dans le calendrier du Ramadan. Les populations se l’ont approprié, d’où son caractère populaire. C’est ce qui explique certaines situations, mais qui sont minimes par rapport à la réussite de l’événement. Quand on programme un festival, il y a le côté festif et le côté intellectuel. Ce qu’on voudrait, c’est faire comprendre aux participants que le festival est dédié, avant tout, à la paix ; et quand on parle de mois de Ramadan, on pense immédiatement au Prophète Mouhamed (PSL). Aussi bien les artistes que les spectateurs doivent se rendre compte que c’est un moment de communion, mais surtout de ferveur et de recueillement. C’est un aspect très important qu’il ne faut pas négliger.

Y a-t-il un message à délivrer aux participants ?

Au sortir de chaque festival, on tire le bilan et donne de nouvelles orientations. C’est ainsi qu’on rappelle qu’à chaque fois que de besoin, on recadre et rectifie les artistes qui se produisent. Nous voulons donner au festival un cachet aussi bien populaire que religieux. C’est l’occasion de tirer un chapeau au promoteur du Festival, M. Youssou Ndour. Il a eu le mérite de le créer et de dégager un budget avec ses propres moyens et l’appui de quelques mécènes. Pour un festival de cette dimension où l’on met en valeur les compétences et le savoir-faire de nos artistes qui avaient l’habitude de se produire dans les baptêmes et autres cérémonies, il fallait le faire. On offre à ces artistes une tribune et des plateaux où ils peuvent s’exprimer avec des cachets à la clé. Ils ont l’opportunité de s’affirmer et de faire valoir leurs talents. C’est un esprit qu’il faut saluer…

MARIA DOMINICA T. DIEDHIOU

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