«J’invite tous nos frères et sœurs libéraux à rejoindre Idrissa Seck »

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iGFM – (Dakar) Dr Lamine Bâ, nommé récemment Secrétaire général du parti «Rewmi» de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, invite ses ex-frères du Parti démocratique sénégalais (Pds) à rejoindre les rangs de «Rewmi». Ce, pour s’assurer de la victoire à l’issue de la Présidentielle de 2019. Il annonce également, dans cet entretien, de prochaines nominations lors du Congrès d’investiture du Président du «Rewmi».

Quel a été le processus qui a abouti à votre nomination comme Secrétaire général du Parti Rewmi ?

Je dois vous avouer que je n’ai jamais rompu le dialogue et les échanges avec le Président Idrissa Seck depuis 2011. En ma qualité de Président du Réseau libéral africain (Ndlr : Présentement, il anime une conférence sur la corruption en Afrique du Sud), j’avais usé de toute mon influence pour faire adhérer le parti «Rewmi» à cette Interafricaine libérale et à l’Internationale libérale. Ensuite, j’ai soutenu la candidature de Idrissa Seck à la Présidentielle de 2012. Nous avions convenu d’organiser un Congrès conjoint ce juin 2018 pour procéder à la fusion entre nos deux formations. Finalement, pour des raisons de calendrier très serré, nous avons opté pour une consultation restreinte au sein des deux formations afin de sceller l’accord et faire les réglages administratifs et politiques d’usage prochainement. Et le Président Seck, par sa générosité, a anticipé, en proposant à son Parti de me designer Secrétaire général. Ma désignation et toutes les autres qui surviendront, seront validées par le Congrès à venir, à l’issue duquel les autres postes de responsabilité de l’organigramme du parti seront attribués, à savoir les coordonnateurs départementaux et de la diaspora.

Comment la nouvelle a été accueillie par les militants de Rewmi ?

Le Président Idrissa Seck en a discuté avec les principaux responsables du parti qui ont marqué leur accord et soutien. Ils l’ont même félicité dans cette entreprise de coopter tous membres de notre famille libérale aujourd’hui éclatée. Je suis le premier à rallier le « fils ainé  » de notre famille et je souhaite ne pas être le seul. J’invite tous nos frères et sœurs libéraux à nous rejoindre pour libérer notre pays et y poursuivre la mise en œuvre de notre vision libérale sociale du développement. Nous sommes tous enthousiastes et heureux de nous mettre au service de l’essentiel, le Sénégal, qui nous a tout donné et que nous devons, en retour, protéger, sauvegarder et développer avec abnégation et même sacrifice, au besoin.

Croyez-vous qu’il n’y a pas eu de frustration à «Rewmi», suite à votre nomination ?

Mais pourquoi diantre voulez-vous qu’il en ait ? Nous sommes des frères et sœurs qui avons grandi politiquement sous le même toit paternel depuis plusieurs décennies. Nous nous aimons et nous respectons, malgré les ambitions politiques légitimes des uns et des autres. Nous nous complétons et allons mutualiser nos efforts et énergies pour faire triompher notre candidat. Les responsables du parti savent que je suis venu apporter ma modeste pierre à l’édifice. Ils m’ont tous appelé, remercié et félicité.

Pourquoi n’êtes-vous pas retourné chez vos camarades du Pds ?

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) est un grand parti. C’est notre maison paternelle. J’ai été contraint de le quitter, mais je n’émettrai jamais un avis ou commentaire inapproprié sur ce qui constitue aujourd’hui, notre patrimoine commun et son chef, le Président Wade, notre père spirituel que nous ne manquerons pas de réhabiliter et honorer, quand nous en aurons la possibilité.

Quels sont les changements majeurs que le chef du parti «Rewmi» propose aux Sénégalais pour la Présidentielle de 2019 ?

Nous avons tous constaté comment le régime en place a changé les règles du jeu, avec sa Constitution taillée sur mesure et sa loi solitaire sur le parrainage pour barrer la route à l’opposition. Qu’à cela ne tienne, nous sommes prêts, car le Peuple est prêt pour le changement et nous sommes avec lui. Nous organiserons une vaste campagne de retrait des cartes d’électeurs que le pouvoir veut confisquer, comme lors des Législatives de 2017. Nous battrons campagne et avec le Peuple, battrons Macky Sall, pour restaurer la démocratie et la dignité dans notre pays. Soigner notre population, donner une éducation de qualité à nos enfants et une bonne formation professionnelle et technique à notre jeunesse pour atteindre une prospérité pour tous, voilà la finalité de notre action politique.

En tant que Secrétaire général de «Rewmi», quels actes avez-vous posés depuis votre désignation ?

N’oubliez pas que j’étais président d’un parti d’obédience libérale appelé Plc/Dj. Nous avons accepté de rejoindre le parti Rewmi, car nous partageons les mêmes valeurs libérales. En le rejoignant, nous participons à la réduction du nombre pléthorique de partis politiques au Sénégal, mais surtout, nous travaillons à mutualiser nos énergies pour donner à notre pays un Président intelligent, digne et surtout libre qui lui redonnera sa vraie place dans le concert des Nations prospères et respectées. Aussi, dès notre arrivée, nous avons réuni notre formation, le Plc/Dj, pour accepter l’accord de fusion avec «Rewmi» en comité directeur. Ensuite, nous avons pris contact avec les différents responsables de la direction de «Rewmi» pour les remercier et leur exprimer toute notre disponibilité. En conséquence de la polémique née de la déformation des propos du Président du parti et la manipulation éhontée de l’opinion publique, nous avons, en relation avec le porte-parole du parti, le secrétaire chargé de la communication et la veille digitale et les jeunesses de «Rewmi», organisé la riposte, afin d’édifier nos concitoyens sur le complot dont notre candidat a été victime. Après le Ramadan, nous pensons réunir le Secrétariat national aux fins de mettre en œuvre les directives du Président et définir les missions de nos différents coordonnateurs dans tous les départements du pays.

Avez-vous un agenda politique avant la Présidentielle ?

Personnellement, je n’ai pas d’agenda politique. Le seul agenda qui vaille est l’élection de Idrissa Seck à la présidence de la République en 2019, pour rétablir la justice, l’équité, la dignité au Sénégal. D’abord, pour atteindre cet objectif, nous allons réorganiser notre appareil politique, en intégrant tous ces nouveaux cadres et sympathisants qui affluent de partout pour participer à l’œuvre de sauvegarde nationale. Ensuite, nous construirons une coalition autour de notre candidat, après son investiture par notre Congrès. Après, nous déroulerons notre programme de précampagne et de campagne. Quand il sera élu président de la République, le Président Idrissa Seck mettra en place un Gouvernement de consensus et de cohésion nationale pour s’attaquer énergiquement et efficacement aux problèmes de tous les Sénégalais.

Le commentaire du leader de «Rewmi», Idrissa Seck, entre Palestiniens et Israéliens et par ricochet, sur l’étymologie du mot Bakka mérite-t-il tout ce bruit ?

Le président de notre parti a rapporté les termes d’un échange d’idées entre lui et un imam qu’il a voulu séduire sur l’importance du Sénégal dans la Ummah islamique et le rôle qu’il pourrait jouer pour résoudre la crise israélo-palestinienne. Cela a été mal compris, mal interprété et il s’en est suivi une manipulation politicienne sans précèdent par deux journalistes arabisants pour détruire l’image du Président Seck qui cristallise l’espoir du Sénégal pour la Présidentielle de 2019. Ils ont poussé le bouchon jusqu’à prédisposer 4 citoyens mauritaniens sur un parking quelque part à Médine, pour lancer une fatwa à l’encontre de Idrissa Seck, au nom de la Ummah. Fort heureusement, la supercherie a été découverte et bien comprise par le peuple sénégalais et nos autres frères musulmans du monde. Le Président Idrissa Seck qui fait présentement le petit pèlerinage ou Umra à Makka, a présenté ses excuses publiques à tous ses frères musulmans et ce débat est clos pour les vrais musulmans croyants. A présent, il s’agit pour nous de travailler à le faire triompher à la prochaine Présidentielle pour libérer notre pays, y relancer la justice, la transparence et le développement économique et social.

MAMADOU SECK

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