Les ressources mobilisées en avril en hausse (DPEE)

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Dakar,  (APS) – Les ressources et dons mobilisés sont évalués à 678 milliards à fin avril 2018 contre 641,8 milliards un an auparavant, soit une hausse de 5,6 %, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Cette hausse est tirée par les recettes budgétaires et le FSE (Fonds de soutien à l’électricité), explique la DPEE dans “Le point mensuel de conjoncture” du mois d’avril, publié au plus tard 30 jours après la fin de la période étudiée.

Selon le document consulté par l’APS, la gestion budgétaire est caractérisée par une hausse soutenue des ressources et une bonne exécution des dépenses publiques au terme des quatre premiers mois de 2018.

La DPEE souligne que les ressources sont évaluées à 678 milliards à fin avril 2018, constituées de recettes budgétaires à hauteur de 614,8 milliards, de dons pour un montant de 53,5 milliards et de ressources du FSE pour 9,7 milliards.

En glissement annuel, les ressources ont progressé de 36,2 milliards (+5,6%), notamment portées par les recettes budgétaires qui ont augmenté de 45,8 milliards, note le document, ajoutant que pour leur part, les dons ont diminué de 14,7 milliards sur un an pour se situer à 53,5 milliards.

Quant aux dépenses totales, elles sont évaluées à 972,3 milliards à fin avril 2018 se renforçant de 4,8% par rapport à la même période de 2017.

La DPEE signale que les dépenses budgétaires sont évaluées à 972,3 milliards à fin avril 2018 contre 927,9 milliards un an auparavant, soit une progression de 44,4 milliards (+4,8%).

“Cette situation reflète les hausses combinées des dépenses courantes et en capital qui ont respectivement progressé de 6,9% et 1,7%”, lit-on dans “Le point mensuel de conjoncture”.

Les dépenses courantes sont exécutées à hauteur de 586,3 milliards, progressant de 38,1 milliards sur un an, sous l’effet de la masse salariale (215,8 milliards) et des intérêts sur la dette publique (93,5 milliards) qui se sont respectivement accrus de 9,4% et 40,9%, selon toujours la DPEE.

Elle est explique que l’évolution de la masse salariale est imputable à l’augmentation de l’enveloppe des rappels ainsi qu’aux régularisations alors que celle des paiements d’intérêts est liée à la levée des eurobonds.

En revanche, une contraction de 7,7 milliards des dépenses de fonctionnement (276,9 milliards) est notée, selon les économistes, relevant que les dépenses en capital sont portées par les investissements sur ressources extérieures (163,9 milliards) qui se sont renforcées de 34,5 milliards ou 26,7%.

Les investissements sur ressources internes (222,1 milliards) ont, par contre, reculé de 11,3% sur la période, selon la DPEE.

OID/ASB

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