Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan : « Nous n’avons pas, aujourd’hui, de problème de trésorerie… »

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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a soutenu que le Sénégal n’a pas de problème de trésorerie, mais avec la rigueur budgétaire, il faut être prudent.

Après la présentation du directeur général de la comptabilité publique et du trésor, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a confié que la mission assignée par le président de la République est de travailler en toute rigueur et en toute transparence. «C’est la première fois que le trésor ouvre ses portes de cette manière et invite la presse à une cérémonie de présentation des comptes du trésor certifiés à la Bceao. Le président exige de nous que nous ayons une démarche rigoureuse et de transparence dans la gestion des comptes publics», dit-il. Le ministre rassure en réaffirmant : «nous n’avons pas, aujourd’hui, de problème de trésorerie». Pour lui, la mise en œuvre du Pse produit des résultats, mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas de difficultés. «En termes de trésorerie, on n’a pas de difficultés majeures avec plus de 700 milliards de FCfa disponibles, soit le budget du Sénégal en 1997. C’est peut être au niveau du budget que nous avons quelques contraintes. Mais, lorsqu’on a de la trésorerie et au budgétaire on a des contraintes, on peut laisser déraper, mais ce n’est pas responsable et c’est l’attitude d’un gouvernement qui ne se soucie pas de demain», explique l’argentier de l’Etat. Ce dernier rappelle que le budget 2017 a été bâti sur des hypothèses de croissance, d’un déficit budgétaire, d’un niveau de recettes et de dépenses projetées etc.

Impact de la hausse du prix du baril du pétrole
Cependant, il rappelle que l’environnement international a changé dans le second semestre de l’année 2017, avec la hausse du baril du pétrole, «et on s’est retrouvé avec une moins-value de recettes de 130 milliards de FCfa ». «Dans une situation pareille, le gouvernement s’était engagé sur une cible de déficit budgétaire de 337 milliards de FCfa; dès lors, avec la moins-value  de recettes, on pouvait partir de 337 plus 130 milliards de FCfa, soit un déficit budgétaire de 6%; si on l’avait fait, sur le marché international, on n’aurait pas eu ces taux. Cela ôterait au Sénégal toute crédibilité. Durant cette période 2017, nous avons pensé tout faire pour que la cible du déficit soit respectée et reporté à certaines dépenses sur 2018», ajoute-t-il. Avec la hausse du baril du pétrole, le ministre précise que le Président n’a pas voulu qu’on tire les conséquences de l’évolution du prix du baril sur les prix du carburant et sur l’électricité. «Le Président pense qu’il faut soutenir davantage les consommateurs. En 2018, on a fait des reports de dépenses de 2017, mais l’environnement international a continué de se dégrader; le pétrole a atteint 80 dollars le baril», lance Amadou Bâ qui insiste sur l’importance du prix du baril sur nos recettes.  Par rapport à certaines revendications, le ministre soutient que la réponse, c’était soit de dépenser l’ensemble de nos trésoreries et de se retrouver dans des difficultés soit «on avance avec méthode, avec prudence pour maintenir les bases actuelles de la stabilité économique». Et, il a soutenu que «c’est cette option qui a été décidée». Le ministre confirme également que «l’économie sénégalaise se porte bien mais nous sommes dans un environnement incertain qui nous oblige à faire preuve de prudence parce qu’un budget, c’est une programmation annuelle». Sur le budget de 3.700 milliards de FCfa voté par l’Assemblée nationale à la date d’aujourd’hui, il indique que le Sénégal est à 45,81% d’engagement.

O. KANDE

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