Concours des passerelles professionnelles : Le SAEMS crie à « l’arnaque du siècle »

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Après le Sels/A, par la voix de son secrétaire général, Abdou Faty, c’était au tour du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saems) de déverser son indignation à propos des passerelles professionnelles établies par le gouvernement, sans aucune concertation.

Les passerelles professionnelles telles qu’établies par le gouvernement ne sont pas du goût de Saourou Sène, Secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saems), qui a mis à profit une rencontre tenue à l’école privée Cabi School (Mbao) pour se faire entendre.

« Pour ces accords hautement importants que nous venons de signer (avec le gouvernement), il est important que le processus de l’encadrement soit un processus inclusif avec la partie syndicale et la partie gouvernementale afin que les meilleures mesures soient prises », a fait savoir le syndicaliste.

D’après son propos, cette démarche du gouvernement sur les passerelles professionnelles, sans discussion avec les syndicats, porte une grave atteinte au protocole d’accords signé. Il s’est, dans la même dynamique, attaqué au concours des passerelles professionnelles qu’il qualifie même de grosse arnaque. « Ce concours, selon les quotas qui viennent d’être donnés, est parti pour être le concours le plus sélectif au Sénégal (…) C’est 67 agents au total, qui pourraient avoir une promotion à l’issue de ces passerelles professionnelles ; ce qui est inacceptable !

Lorsque le gouvernement a lancé le concours dès le mois de mai, ils ont indiqué un montant de 10 000 francs à verser par les enseignants concernés. C’est l’arnaque du siècle organisée par la Fastef et le ministère de l’Education sur ces passerelles professionnelles. Ne serait-ce que pour ces inscriptions au premier élan, la Fastef a enregistré pas moins de 100 millions sur le dos des enseignants », a dénoncé le membre du G5, accusant le gouvernement de vouloir plonger l’école sénégalaise dans un cycle « instable et désarticulé ». La tenue d’une réunion dans les meilleurs délais entre le gouvernement et les syndicats est plus que nécessaire pour M. Sène, afin que les correctifs nécessaires soient apportés.

Le Quotidien

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