POINT DE PRESSE OPTIC SUR L’ACTUALITÉ DU NUMÉRIQUE

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 Bonjour à tous

Nous vous souhaitons la bienvenue à ce point de presse sur l’actualité du secteur du numérique au Sénégal.

Nous ferons une déclaration préliminaire qui sera un panorama de l’actualité du secteur et sera suivi de questions/réponses.

    • Stratégie SN 2025

Comme vous le savez, la Stratégie Sénégal Numérique 2025 prévoit la mise en place d’un comité interministériel de pilotage et de suivi.

Pour rappel, la SN2025 a été adoptée en fin 2016. Nous sommes en Juillet 2018 et ce comité de pilotage et de suivi n’est toujours pas mis en place.

Pour nous, il s’agit du point de départ de la mise en œuvre de la stratégie. Les différents acteurs n’ont aucune visibilité sur la mise en œuvre de cette stratégie qui été élaborée avec un consensus rarement égalé au Sénégal.

Ce comité de pilotage doit être mis en place dans les meilleurs délais si nous voulons atteindre les objectifs élevés que nous nous sommes fixés à l’horizon 2025.

Nos craintes déjà soulevées à plusieurs reprises sont en train d’être fondées.

Des études sont lancées dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie sans réelle visibilité de la part des acteurs. Ces actions sont entreprises de manière dispersée et non coordonnée.

Lors de notre dernière rencontre avec la Primature, nous avons reçu des assurances que ce comité serait mis en place. Nous attendons toujours plusieurs mois plus tard.

Nous tirons la sonnette d’alarme sur l’urgence de mettre en place le comité interministériel de pilotage et de suivi de la SN2025. Nous devons rompre avec le passé où nous avons élaboré plusieurs documents d’orientations qui n’ont pas pu être mis en œuvre à cause de l’absence des instruments de pilotage et de suivi.

    • Cadre législatif et réglementaire

Nous avons participé à la revue du cadre législatif et réglementaire qui vient d’arriver à son terme et nous avons pu poser dans les débats les problématiques des entreprises du secteur.

Il faut comprendre que le secteur, anciennement appelé secteur des télécommunications puis secteur des TIC a subi de nombreuses mutations. Le texte (anciennement code des télécommunications) devait s’adapter aux nouveaux paradigmes apportés par la révolution numérique.

Des efforts ont été faits avec la modification du nom (code des communications électroniques) et la prise en compte des nouveaux usages.

 

Le nouveau code a été approuvé en Conseil des Ministres le 6 juin 2018 sous réserves des observations émises par les membres du Gouvernement.

Nous attendons la version finale du document qui sera présenté à l’Assemblée Nationale pour voir si toutes les préoccupations du secteur privé qui ont été discutées lors du processus de revue ont bien été prises en compte dans la loi.

Nous espérons également que les décrets d’application seront présentés à l’Assemblée Nationale en même temps que le nouveau texte de loi pour que celui ci puisse être applicable et mis en œuvre immédiatement.

 

Parmi nos préoccupations figure la mise en place du Conseil National du Numérique. Sa création est prévue dans le texte, mais nous restons très attentifs à sa composition et à ses missions.

 

    • Soutien à l’innovation numérique et Partenariats Public/privé

Le Président de la République a annoncé la mise en place d’un fonds d’un milliard pour l’innovation dans le numérique lors du Forum sur le Numérique tenu le 15 Mars dernier au CICAD. Le secteur privé a accueilli cette annonce avec beaucoup de satisfaction. Nos jeunes pouces doivent être soutenues de manière conséquente pour que le prochain Google, Facebook ou  Airbnb puisse sortir de notre écosystème. Le potentiel est bien là : A chaque fois qu’un concours est organisé, nous sommes émerveillés par le nombre et la qualité des projets. Il convient de renforcer les structures existantes comme CTIC Dakar qui est une initiative Publique/Privée originale et très appréciée. Il convient également de compléter le dispositif existant en mettant à disposition des fonds d’amorçage en amont des incubateurs existants puis des fonds pour l’accélération en aval de ces mêmes incubateurs. La DER qui compte s’investir sur le sujet a un espace à occuper différents des incubateurs existants qu’elle doit soutenir.

 

Nous avons cependant quelques réserves sur ce fonds qui vient d’être mis en place.

Le secteur du numérique génère des ressources financières très importantes, nous pensons raisonnablement qu’il est possible pour l’Etat de mobiliser beaucoup plus de ressources pour soutenir le développement de l’Economie Numérique. Ce fonds de 1 milliards peut valablement être revu à la hausse, au vu de tout ce que génère le secteur, pour permettre d’avoir beaucoup plus d’impact.

De plus, il semble être exclusivement réservé aux start up.

Il faut noter qu’en plus du soutien aux start up, il faut également soutenir les entreprises du numérique qui ne correspondent plus à la « catégorie de start up ». Ces entreprises ont également d’importants besoins en financement avec des projets innovants. Des mécanises de financement alternatif doivent être mis en place pour les soutenir.

Nous pensons qu’il faut un « Digital Innovation act » pour le Sénégal en opposition à un « startup act » qui est plus restrictif.

 

Soutenir l’innovation, c’est aussi favoriser l’accès à la commande publique qui constitue un véritable levier de diffusion de nos solutions.

Il est prévu dans la SN2025, entre autres solutions, un accès à 50% de la commande publique pour les entreprises locales. Ces mesures doivent être mises en œuvre dans les meilleurs délais.

 

Ceci concerne en particulier l’Agence de l’Informatique de l’Etat. Notre position a toujours été claire :

  • externaliser en faisant opérer l’infrastructure impressionnante de l’ADIE par le secteur privé (1)
  • Faire faire par le secteur privé sénégalais la conception et la réalisation des solutions et services destinés à l’Etat sénégalais. (2)

 

 

Pour ce qui est de l’infrastructure, nous pensons que le modèle que nous proposons facilitera la nécessaire évolution vers le partage des infrastructures.

 

Une étude vient d’être lancée dans ce sens par le Ministère en charge du Numérique. Elle permettra certainement d’identifier les mesures à mettre en œuvres pour améliorer l’accès à la connectivité à un plus grand nombre de sénégalais à travers la mutualisation des infrastructures.

Le moment est d’autant plus favorable que cette notion de partage d’infrastructures est encadrée dans le nouveau code des communications électroniques.

 

Pour ce qui concerne le second point à savoir le « faire faire », nous comptons rencontrer très prochainement l’ADIE pour discuter des modalités de mettre en oeuvre de manière concrète des partenariats sur ses projets. Nous comptons particulièrement aborder le sujet de l’énorme projet « Smart Sénégal » et nous assurer cette fois-ci que nous serons associés.

 

Selon le site internet de l’ADIE, le projet Smart Sénégal a pour ambition de diffuser les Technologies de l’information et de la communication dans l’ensemble de l’économie nationale. Il s’agira en particulier de déployer des infrastructures réseaux et de télécommunications et de mettre en place des plateformes technologiques permettant de contribuer de manière significative, d’une part, à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers une plus grande sécurité de nos villes, à un meilleur accès à l’éducation, la santé et l’information publique dans toutes les communes du Sénégal et d’autre part pour appuyer le développement économique du Sénégal dans les secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent (PSE).

 

Le secteur privé national n’a aucune visibilité sur ce projet Smart Sénégal dont le financement très important proviendrait de la Chine.

 

Nous l’avons dit plus haut, nous avons aujourd’hui une boussole qui est la Stratégie Sénégal Numérique 2025 et elle devrait fédérer toutes les initiatives touchant à notre secteur avec un pilotage cohérent.

 

    • PTN

Le projet de PTN est le projet majeur du PSE dans le secteur du numérique. Notre Organisation participe aux travaux du comité de pilotage et du comité technique qui ont été mis en place. Notre position est de veiller à ce que le PTN constitue un véritable instrument de compétitivité pour nos entreprises et qu’elles s’établissent en masse sur le site.

Nous menons le plaidoyer pour que les intérêts du secteur privé national soient bien pris en compte dans ce projet majeur. Cela commence par le renforcement de  la présence du secteur privé dans les instances de pilotage du projet.

A l’heure actuelle, nous avons un seul représentant du secteur privé sur 16 membres qui constituent le comité de pilotage. Nous avons demandé une modification de l’arrêté pour faire passer ce nombre de représentant au moins à 5 membres.

Nous avons eu l’assurance du Ministre en charge du Numérique, par ailleurs Président du comité de pilotage, de renforcer la présence du secteur privé dans ce Copil en modifiant l’arrêté portant création du COPIL.

Le Comité de pilotage a examiné lors de sa rencontre du 21 juin 2018 la proposition de modèle de gestion du parc présentée par le FONSIS. Ce modèle de gestion propose l’externalisation de la gestion du parc qui sera confié à un professionnel qui gère déjà plusieurs parcs de renommée internationale. Son expérience et son portefeuille de relations seront bénéfiques au Sénégal en ce sens qu’il pourra attirer de grandes entreprises mondiales qui sont déjà ses clients sur d’autres parcs dont il a la gestion.

Notre Organisation est favorable à ce modèle de gestion, en gardant en point de mire qu’il faudra faire la part belle aux entreprises nationales pour leur permettre de profiter au maximum de cet écosystème très favorable qui sera mis en place.

Nous pourrons également capitaliser en expérience dans la gestion d’un parc technologique pour pouvoir dans un avenir proche gérer nous-même notre parc.

Les appels d’offres pour la construction et l’équipement des deux tours ainsi que la construction du datacenter ont été lancés et la procédure d’attribution suit son cours.

    • Préoccupations des FAI

Le coût des frequences n’a toujours pas été revu malgré les fortes demandes des acteurs et reste dix fois plus cher que dans toute la sous-région. Les opérateurs télécoms et les FAI sont en attente du décret et de la loi qui doit être votée en assemblée.

La loi sur le partage d’infrastructures aurait dû permettre une mutualisation des celles ci, cependant sur le terrain, ce n’est pas encore mis en pratique rendant ainsi les coûts redondants et beaucoup plus chers.

Les prix d’interconnexion et de collocation restent élevés rendant les coûts opérationnels prohibitifs.

De plus, les FAI n’ont pas le droit de faire de l’IPTV et de la VOIP. Ceci les met en position de faiblesse par rapport aux Opérateurs télécoms qui eux font des offres packagées internet + voix + TV.

Le degroupage ADSL est enfin arrivé et c’est une excellente chose mais pour que les opérateurs et les FAI l’adoptent, il faudrait que les coûts d’interconnexion et de collocation soient accessibles et que les FAI puissent bénéficier du Degroupage total pour faire des offres tripleplay (internet + voix + TV) ou double play (internet + voix).

Nous devons cependant aller plus loin si nous voulons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Le degroupage de la boucle cuivre doit s’étendre à la fibre qui est en train de prendre le dessus sur le cuivre.

Par ailleurs, l’opérateur d’infrastructures n’est toujours pas opérationnel alors que les FAI devait réellement s’appuyer sur lui pour éviter des Capex et Opex élevés et permettre ainsi à ces derniers de challenger l’environnement de l’internet.

En résumé, les FAI sont entrés en phase commerciale depuis le mois de Mars 2018 mais il reste encore  des barrières importantes à l’entrée.

Nous comptons sur le gouvernement, notamment le Ministère en charge de l’économie numérique et l’ARTP, pour accompagner ce processus en levant ces barrières en procedure d’urgence car le marché  et la compétition n’attendent pas.

 

Pour notre part, nous continuons de rester vigilants sur l’environnement pour que ces acteurs puissent pleinement exister au grand bénéfice des populations sénégalaises.

    • FDSUT et FISCALITE

Il est précisé dans le nouveau code des communications électroniques que « la majeur partie des fonds » collectés dans le cadre du FDSUT « est destiné au secteur des communications électroniques ». Cela mérite certainement des précisions sur le pourcentage qui sera réservé au secteur.

Nous ne devons pas nous retrouver dans la situation passée très ambiguë où cela n’est pas très précis.

Nous avons assisté récemment à la présentation du rapport final sur l’actualisation de la stratégie de Service Universel. Des recommandations très importantes sur le réaménagement du dispositif de gouvernance du Fonds ont été faites par les acteurs. Ces recommandations doivent être appliquées pour permettre un fonctionnement plus cohérent du Fonds.

  • L’actuel FDSUT est aujourd’hui un organe hybride qui dépend entièrement pour son fonctionnement opérationnel de l’ARTP, qui ne bénéficie d’aucune autonomie financière et qui se trouve incapable de garantir un usage transparent et approprié des fonds collectés au titre de l’accès / service universel. 
Par ailleurs, le projet de code des télécommunications révisé donne clairement l’initiative au Ministère des Télécommunications et de l’Economie Numérique s’agissant de définir la politique de l’accès/service universel et de définir la stratégie associée.

Face à ces constats deux grandes options d’organisation sont proposées dans le rapport final sur l’actualisation de la stratégie de SU :

  • Option A : Centraliser au sein du MTEN les activités d’accès/service universel en dissociant la structure de gouvernance de la structure financière (ex. le modèle colombien)
  • Option B : Faire du FDSUT une entité bénéficiant de la personnalité morale et de l’autonomie financière et de gestion (ex : ANSUT en Côte d’Ivoire) gérant tous les aspects de la mise en œuvre incluant le financement de l’accès/service universel

Nous militons pour notre part pour un modèle à l’image de la Côte d’Ivoire qui marche très bien.

 

Par ailleurs, nous avons appris la mise en place de  la « contribution spéciale du secteur des télécommunications » (CST) qui remplace le prélèvement spécial sur le secteur des télécommunications et la contribution pour le développement économique.

Dans le texte qui consacre cette taxe (Loi n° 2018-24 du 06 juillet 2018 portant loi de finances rectificative pour l’année 2018) il est précisé qu’il s’agit d’une taxe de 5% sur le chiffre d’affaires hors taxes et net des frais d’interconnexion de tout exploitant de réseaux de télécommunications ouverts au public.

Cette nouvelle taxe remplacerait tous les prélèvements dans le secteur des télécommunications.

Cette taxe étant un impôt, elle sera versée directement au trésor public et elle peut être destinée à toute autre activité qui n’est pas liée au secteur numérique.

Vous voyez donc les incidences immédiates sur le FDSUT qui est alimenté par les prélèvements qui ont été supprimés, notamment la codete.

La LFR qui vient d’être promulguée ne précise pas si le FDSUT sera financé par cette CST.

Le nouveau code des communications électroniques et la CST doivent être en cohérence sur le financement du FDSUT. Nous restons donc vigilants sur cette question très importante.

 

Nous déplorons que le secteur des télécommunications soit toujours pris comme une vache à lait au lieu d’être considéré comme un véritable levier économique.

 

Nous déplorons encore une fois une démarche non concertée dont la seule motivation est de taxer sans évaluer les précédentes taxes et sans mesurer les impacts de ces nouvelles mesures.

 

Notre point sur la question reste le même, il faut que les fonds collectés dans notre secteur reviennent en grande majorité au secteur.

 

Sur un autre point lié à la fiscalité, les opérateurs télécoms sont confrontés à un problème lié au manque de clarté de la législation. En effet, en plus de payer des taxes au niveau central, les collectivités locales rajoutent une taxe supplémentaire sur les installations dans leurs communes. Certaines collectivités refusent même l’installation d’antennes BTS par les opérateurs en cas de non paiement d’une taxe à la commune. Cette situation freine la couverture numérique du pays. Il faudrait rapidement que le décret relatif à la RODP (redevances pour occupation temporaire du Domaine public de l’Etat) soit rapidement signé et mis en œuvre pour éviter toute confusion.

 

 

  • ACTIVITEES IMPULSEE PAR OPTIC AU BENEFICE DES MEMBRES : Cas du NTF 4

Dans le cadre du projet NTF4 Sénégal (Netherlands Trust Found), lancé officiellement à Dakar le 20 novembre 2017 sous l’égide du Ministre du Commerce et en partenariat avec l’ASEPEX et OPTIC, un appel à manifestation d’intérêt a permis de sélectionner des PME du secteur des Technologies de l’information et de l’externalisation des processus métier (IT/BPO).

 

Le projet NTF4 Sénégal appuiera 80 entreprises sur 3 ans dans leur développement à l’international sur la base de packs d’accompagnement en fonction de leur potentiel export, dont 20 seront accompagnées sur les marchés étrangers. Par ailleurs, 50 startups bénéficieront de formations « pitch internationalisation » et d’autres accompagnements divers.

Toutes les entreprises et startups du secteur qui ont manifesté leur intérêt pourront accéder également à des études de marchés et à la plateforme de formation en ligne de l’ITC.

 

Outre cette priorité accordée à l’internationalisation des entreprises, le projet accompagnera également, de manière plus globale, le secteur des TI et de l’externalisation des processus métier dans la définition d’une stratégie nationale de développement des exportations.

La première consultation sur la stratégie s’est tenue  en début Juillet et un premier draft est en cours de rédaction. Il sera présenté lors de la deuxième consultat prévue au début du mois de Septembre.

Cette stratégie sera présentée pour adoption par le gouvernement à la fin de cette 2018.

 

Le dernier volet important du projet est l’accompagnement des structures d’appui pour mieux soutenir les entreprises du secteur en leur offrant un portefeuille de services adaptés.

Dans ce cadre, OPTIC a bénéficié d’un accompagnement pour une Auto-évaluation Assistée (diagnostic performance) et la définition d’une Feuille de Route qui permettra à notre Organisation de mieux prendre en charge les besoins de ses membres et du secteur.

L’objectif principal de cette mission est : “Consolider et améliorer les performances et la structure d’OPTIC afin d’asseoir sa position de représentant, de porte-parole et d’accompagnateur des entreprises et du secteur du numérique du Sénégal“.

 

La restitution du diagnostic performance d’OPTIC et la Feuille de Route (FRAP) a eu lieu le Mardi 26 Juin 2018 devant les membres d’OPTIC ainsi que plusieurs de nos partenaires.

Plusieurs actions sont prévues sur les deux prochaines années et permettront à OPTIC de passer un cap dans sa position d’Organisation de référence dans le secteur numérique.

 

Nous en profitons pour remercier l’ITC ainsi que la coopération néerlandaise pour ce projet qui permettra de struturer la politique d’exportation de notre secteur.

 

  • Cartographie et référentiel des métiers

Sous l’égide du CNP, OPTIC a entrepris avec le Bureau International du Travail (BIT) et le Ministère en charge du travail une réflexion sur la mise en place d’une convention collective dans le secteur du numérique.

En effet, notre secteur n’a jamais eu de convention collective et est rattaché à la convention collective du commerce qui date de 1956. Cette convention n’est plus d’actualité depuis la dénonciation par les centrales syndicales de travailleurs de la Convention Collective Nationale Interprofessionnelle (CCNI) le 5 Mars 2018.

Il existe cependant une convention de branche pour le sous-secteur des télécommunications qui concerne principalement les opérateurs télécoms.

Le Sénégal sera pionnier en cas de mise en place d’une convention collective dans le numérique car aucun pays africain ne dispose, à notre connaissance,  d’une convention collective dans ce secteur.

Le processus de mise en place d’une convention collective sectorielle permettra de disposer d’une classification des métiers et emplois dans le numérique (répertoire).

Ces outils sont des instruments de compétitivité pour l’entreprise et des instruments de valorisation des Ressources Humaines.

Nous avons bon espoir d’arriver à l’élaboration de cette convention collective très attendue par les acteurs dans les meilleurs délais.

 

  • SIPEN

La 3ème édition du SIPEN s’est tenue au mois de Février 2018. Cet événement annuel organisé par OPTIC s’est positionné comme le salon numérique de référence dans notre région ouest africaine et même au delà. Nous recevons des délégations venues de plusieurs pays africains mais également du Maghreb avec la Tunisie et le Maroc et de la France.

Il faut cependant souligner que malgré tous nos efforts pour mobiliser nos pouvoirs publics dans l’organisation de cet événement, nous ne sommes pas encore arrivés à nous faire entendre.

Nous assistons chaque année à des salons organisés par nos partenaires du Maroc, de la Tunisie et même plus récemment de la Côte d’Ivoire, mais il faut faire remarquer que ces événement sont co-organisés par le secteur privé et le secteur public de ces pays. Cela donne une dimension beaucoup plus importante à ce genre de manifestation.

Nous avons assisté, 1 mois à peine après le SIPEN, au 1er forum national sur le numérique, tenu le 15 Mars dernier au CICAD sous la présidence effective de son excellence monsieur le Président de la République. Ce forum a réuni l’ensemble de l’écosystème numérique national et le Président de la République a pu échanger avec les différents acteurs. Nous avons nous-même pu livrer notre point de vue sur le développement de l’économie numérique au Sénégal et sur les principaux enjeux pour notre pays.

Nous considérons cependant qu’il s’agit la d’une forme de dispersion avec l’organisation de plusieurs événements sur le numérique en lieu et place d’un grand événement qui permettrait de présenter le Sénégal comme vitrine du Numérique en Afrique.

Nous espérons que la deuxième édition de ce forum national se tiendra en même temps que le SIPEN. Ces deux évènements gagneraient à être fusionnés autour d’un événement annuel unique où tout le potentiel sénégalais pourrait être présenté.

 

 

CONTACTS PRESSE :

  1. Eugène NIOX, Secrétaire Permanent OPTIC

Tel : 33 821 94 04     Mob : 77 333 62 62

Email : eugene.niox@optic.sn

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