Financement :Alioune Sarr exhorte les Pme à plus de rigueur

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Alioune Sarr demande plus de rigueur aux Petites et moyennes entreprises (Pme). Présidant, la cérémonie de lancement du dispositif de soutien au financement des PME/PMI, ce vendredi,  le ministre du Commerce a invité les entreprises à s’attacher certaines rigueurs pour bénéficier des financements.

Alioune Sarr estime que l’option de mettre en place le dispositif de soutien des Pme/Pmi intervient dans un contexte où les crédits de financement atteignent à peine 20 % en juin  2018.  A l’en croire, pour résoudre la lancinante question de  l’accès aux financements des Pme/Pmi, la collecte d’informations fiables parait un élément fondamental. Puisque, dit-il : «  Nous avons 60% des Pme qui évoluent dans le secteur informel qui sont des candidats sérieux pour le financement. »

En outre, le ministre pense que les banques pourraient réfléchir sur leurs outils de notation au profit des Pme et réduire souvent les risques considérés comme élevés.

Les craintes du directeur national de la Bceao

Pour sa part, le Directeur nationale de la Banque Centrale des Etats de  l’Afrique de l’Ouest (Bceao) au Sénégal Ahmadou Al Aminou Lô rassure qu’ils vont agir sur les conditions d’ordre de financement aux Pme/Pme en rendant plus attractifs les crédits bancaires. « Si toutes les conditions y sont, les entreprises trouveront des refinancements à la banque centrale  à 4,5%, et avec le coût du risque nous espérons que le taux de sorti des crédits aux Pme et Pmi sera notablement réduit », déclare Lo. Qui dans le même sillage a exposé ses craintes par rapport aux financements alloués à certaines entreprises.

A l’en croire, les banques sont confrontées malheureusement à beaucoup de réticence dans la délivrance du consentement pour la déclaration des crédits dans le bureau d’informations. « Cette réticence fait que la banque ne peut que quelque part avoir des doutes sur la fiabilité et le sérieux d’une personne physique, d’une entreprise et surtout des Pme-Pmi. L’Etat du Sénégal a fait sa part des choses en faisant de sorte à dispenser de consentement les crédits mis en place avant 2014. Le challenge, ce sont ceux qui ont eu des crédits après 2014. Ils doivent permettre  à la banque de connaitre l’historique de crédit d’une entreprise, de  savoir est-ce-que c’est une entreprise qui a un crédit et qu’elle rembourse les crédits. Ceux qui remboursement leur crédits n’ont rien à craindre », soutient-il.

 

Auteur: Aliou Diouf – Webnews

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