Forum sur l’Économie Verte en Afrique : Invité par le Gouvernement Rwandais, le banquier d’affaires Sénégalais Moustapha Sow livre les astuces clés pour le financement de l’économie verte du continent.

0
517
Du 24 au 28 Novembre s’est tenu dans la capitale Rwandaise un groupe consultatif sur le financement de l’économie verte au Rwanda. Considéré comme «le laboratoire de la révolution verte en Afrique», ce petit pays fait des miracles et montre le chemin à prendre. Invité par le gouvernement du Rwanda à travers son Ministre de l’Environnement, c’est  autour d’une table ronde constituée par le Dr Vincent Biruta Ministre de l’Environnement du Rwanda, de Monsieur Al Moustapha Garba, Ministre de l’environnement et du développement durable du Niger;  du Représentant Résident de la Banque Mondiale, de la BAD et d’éminents experts venus du monde entier, que le financier Sénégalais Moustapha Sow, non moins expert sur les questions de financement des infrastructures et du commerce en Afrique, a livré des orientations pratiques et inclusives pour le financement de l’économie verte.
Selon l’ancien Directeur Afrique de l’ICIEC (Banque Islamique de Développement), l’Afrique présente le plus grand défi qui est un couteau à double tranchant,  commence-t-il par faire savoir : au moment où le besoin principal est de satisfaire les besoins de première nécessité de sa population, besoins comme l’accès à l’électricité; l’Afrique doit faire face  au respect de ses engagements liés  au changement  climatique.
Tout de même rassure-t-il, les défis de l’Afrique sont des défis universels auxquels font face bon nombre de pays du continent. Et, le Rwanda est un des pays qui est en train de relever le défi. Ce qui lui fait dire que les autres peuvent aussi y parvenir.
Interpellé sur les mécanismes et les sources de financement de l’économie en Afrique et particulièrement au Rwanda, le banquier d’affaires affirme qu’en Afrique le challenge reste le même, selon que le besoin soit pour financer nos économies classiques ou notre économie verte. Il estime que le principal problème réside dans la structuration des projets.
Pendant que pour couvrir nos besoins en infrastructures on estime un montant de 50 milliards de dollars par an, le besoin pour financer notre économie verte est de 5-10 milliards par an.
Quelques institutions telles que la European Bank for Reconstruction and Développement (EBRD) et la Banque Européenne d’investissement ont mis sur la table respectivement $250 et 100 millions de dollars. La Banque Mondiale quant à elle prévoit injecter $1.7 milliard par an en Afrique alors que la BAD compte investir 94% de ses financements dans le secteur de l’énergie renouvelable.
Pour M. Sow, cela permet non seulement de régler une bonne partie de nos besoins, mais aussi confirme que  la disponibilité de fonds de même que la « bancabilité » des projets reste le principal et habituel problème. Aussi, il a beaucoup insisté sur l’implication  des banques de développement avec l’émission des PRI (Political Risk Insurance et PRG (Partial Risk Guarantee)  qui sont des instruments de garantie permettant d’attirer les investisseurs privés et les banques commerciales très liquides pour participer à combler le gap. L’émission de « Green Bond » est aussi un moyen d’accéder  à des capitaux plus avantageux pour financer nos économies vertes.
Cependant, sensibilise-t-il à nouveau, il faut que nos projets soient bien ficelés avec une durabilité, une viabilité et une rentabilité économique qui profitera aux actuelles et futures générations du contient.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here