le programme de l’Education Nationale de IDY2019 (cf vision 1 3 15 45)

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Assainir, Universaliser, Endogénéiser !

Le droit à l’éducation est un principe universel. Notre Constitution garantit une éducation à tous nos compatriotes, dans des conditions de qualité optimales. Pour rappel, notre constitution dit en son article: « L’Etat a le devoir et la charge de l’éducation et de la formation de la jeunesse par des écoles publiques. Tous les enfants, garçons et filles, en tous lieux du territoire national, ont le droit d’accéder à l’école.

Les institutions et les communautés religieuses ou non religieuses sont également reconnues comme moyens d’éducation. Toutes les institutions nationales, publiques ou privées, ont le devoir d’alphabétiser leurs membres et de participer à l’effort national d’alphabétisation dans l’une des langues nationales ». Par conséquent, nous devons assurer aux citoyens sénégalais les connaissances utiles à leur insertion dans le monde du travail, à leur épanouissement au sein de leur famille et de la communauté, et à leur participation à la construction d’un Sénégal prospère. Nos cultures traditionnelles, nos pratiques religieuses, et l’héritage de nos grands-parents ont naturellement, doté les sénégalais d’une bonne et respectable éducation. Mais aujourd’hui, force est de constater que notre système éducatif ne répond pas suffisamment aux attentes du peuple. Les programmes scolaires ne sont pas totalement en phase avec nos réalités socioculturelles, l’environnement des apprentissages n’est pas toujours favorable, les cursus scolaires ne sont pas assez cohérents, l’insertion professionnelle est difficile, les enseignants, les professeurs et les inspecteurs ne sont pas dans les conditions optimales de performance et le dialogue syndicats-gouvernement n’aboutit pas toujours à des solutions durables.

Pour redonner à l’éducation et à la formation leurs rôles de socles de développement et de progrès, je m’engage à :

  • Mettre en place un Conseil Supérieur de l’Éducation nationale et à moderniser, après concertation nationale, tout le système éducatif ;
  • Garantir l’effectivité du droit à l’éducation à chaque sénégalais ;
  • Encourager et à réguler le développement des initiatives privées dans le supérieur ;
  • Valoriser la formation technique et professionnelle.

 

ENSEIGNEMENT DE BASE

Ma mission, une fois élu président, est de promouvoir l’éclosion d’un sénégalais et d’une Sénégalaise de type nouveau, bien éduqués, bien formés et capables de s’adapter à un monde en perpétuel changement.

Pour cela, je veux innover à travers un nouveau style de management et de suivi-qualité en instaurant la gestion axée sur les résultats avec des signatures de contrats de performance entre l’autorité en charge de l’éducation et l’État. Ceci ne peut se concrétiser que dans un climat social apaisé voir paisible. Je m’efforcerai donc à mettre fin aux conflits sociaux en rapport avec les différents partenaires de l’école.

 

UNE ECOLE DE L’EXCELLENCE POUR TOUS

Je veux une école de l’excellence pour tous. L’éducation est une priorité pour remettre le Sénégal debout. Notre école est la condition de l’unité nationale et républicaine. Elle doit s’attacher en premier lieu à transmettre les savoirs fondamentaux : le français, les mathématiques et l’histoire-géographie doivent constituer un socle de connaissances pour tous. Donner aux jeunes Sénégalais une culture commune est une nécessité pour restaurer un lien social solide et refonder un réel sentiment d’appartenance au pays.

 

CURRICULUM

Je propose :

 

  • Une éducation et un apprentissage inclusifs et obligatoires jusqu’à l’âge de 16 ans ;
  • Une éducation à la citoyenneté ;
  • Une introduction de la technologie à tous les niveaux et le développement d’une nouvelle philosophie technologique (web Blackboard, programmes sur un fichier électronique accessible, à tous avec une immatriculation du préscolaire à l’Université) ;
  • Une adéquation formation /emploi afin de créer un lien entre l’école et la formation Professionnelle ;
  • Une multiplication des formations pratiques (prêt à l’emploi) de Bac +2 ;
  • Une création de centres de formation professionnelle ;
  • Une formation à l’éthique et à la déontologie ;
  • Un renforcement de l’éducation au civisme ;
  • Un développement de la relation famille métier (Ex : par exemple, aider un enfant de tailleur à devenir tailleur s’il le désire) ;
  • Une ouverture de centres de formation ;
  • Une utilisation des classes pendant les grandes vacances (apprentissage de métier : couture, peinture, art).

 

GESTION ET ORGANISATION DES ENSEIGNEMENTS

Je propose :

 

  • Une modernisation des infrastructures (rampes d’accès pour handicapés, élimination des abris-provisoires),
  • Des bourses éducatives dès le bas âge ;
  • Une résorption du problème des classes pléthoriques ;
  • Une réinsertion, dans la société, des élèves qui ont abandonné l’école ;
  • Une intégration/valorisation des écoles coraniques ;
  • Un renforcement des acquisitions de la « petite enfance » avec les cases des tout-petits,
  • Une revalorisation de la lecture à l’école ;
  • Un renforcement de l’encadrement des enseignants et des directeurs d’école

 

 

ENSEIGNANTS

Je compte, dans un délai de deux ans, résorber le passif de dettes dues aux enseignants du Sénégal et à entamer les négociations pour une satisfaction complète de leurs revendications, afin d’assurer un climat social apaisé, propice à des années scolaires sans grève au Sénégal.

Je propose la revalorisation de la fonction enseignante à travers :

  • Le rétablissement du « salaire digne de l’enseignant » : un traitement motivant. Car malgré des infrastructures modernes et un bon curriculum, un enseignant démotivé fera crouler tout le système ;
  • Le paiement d’heures supplémentaires pour les cours de renforcement effectués dans les classes de CM2 ;
  • Le meilleur recrutement et une formation de qualité qui répond au standard international avec des curricula adaptés ;
  • Le renforcement de la formation continue des enseignants au niveau des IEF et des CRFPE afin de relever de façon conséquente le niveau des enseignants en difficulté identifiés lors des visites d’inspection.

Je veillerai personnellement à la revalorisation du statut du Serigne daara et du maitre coranique en améliorant les conditions d’exercice de leur sacerdoce : traitement salarial et subventions dans un environnement plus adapté

 

REDONNER CONFIANCE A L’ECOLE PUBLIQUE

L’école publique sénégalaise doit évoluer afin de faire face aux nouveaux défis démographiques, économiques technologiques posés par une société sénégalaise en perpétuelle mutation.

Elle doit incarner nos traditions nos valeurs, mais aussi, elle se doit de préparer les innovations, de dispenser un savoir, de donner un savoir-faire et d’éduquer au savoir-être. L’atteinte de ces objectifs nécessite d’abord de régler les difficultés immédiates, qui paralysent le système éducatif. Dans ce sens, je compte éliminer les abris provisoires sur l’étendue du territoire, je compte améliorer les conditions de travail des enseignants afin de les motiver et de leur donner, le respect et la considération qui doivent être à la hauteur de leur noble responsabilité de transmetteur de savoir.

L’enseignement, comme incarnation du « JOM » et du « FULLA » sénégalais, doit être un élément moteur du sursaut national.

C’est pourquoi, je ferai de l’éducation civique et patriotique, une matière à part et j’introduirai l’enseignement religieux avec comme support les livres de grands érudits du Sénégal.

 

Afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, je me donne aussi un horizon de 10 ans pour résorber le nombre pléthorique d’élèves vers un maximum de 30 apprenants par classe afin, d’amener les taux de réussite pour le Baccalauréat de 40% à 80%, pour le BFEM de 50% à 90% et pour le certificat d’étude primaire d’atteindre officiellement les 100%

Je veillerai à la mise en place d’un fonds spécial tiré des revenus du pétrole et du gaz pour renforcer le financement des différents secteurs du système.

 

FAVORISER L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DANS TOUS LES CYCLES

La science est un instrument fondamental de développement économique, d’indépendance politique, et de bien-être social. L’Afrique en général et le Sénégal en particulier devront impérativement réduire le gap scientifique qui nous sépare des pays dits développés. Pour cela il me semble important et nécessaire de donner le gout des sciences à l’école et au collège et de développer la culture scientifique des élèves afin de stimuler le potentiel économique sénégalais, l’innovation et la recherche.

Dans ce cadre je compte : renforcer les compétences des instituteurs dans le domaine des mathématiques et des sciences, introduire les TIC dans tous les ordres d’enseignement, favoriser le choix des séries scientifiques, augmenter le nombre de blocs scientifiques, créer dans chaque région conformément aux recommandations des assises nationales de l’éducation, un lycée d’excellence

 

MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES ENFANTS AVEC DES HANDICAPS LOURDS

La question de la prise en charge du handicap à l’école pose en général et d’abord le problème de la reconnaissance du handicap dans la société sénégalaise à l’égard de cette population souvent marginalisée. Elle pose ensuite le problème du personnel recruté pour assumer la mission d’éduquer, de former et d’encadrer.

Ce personnel est-il suffisant en nombre ? Est-il suffisamment formé ? Dispose-t-il des moyens matériels pour mener à bien sa mission ? Et est-il bien rémunéré ?

Enfin, se pose le problème de l’encadrement familial de l’enfant handicapé qui souvent l’expose à la mendicité, à défaut de pouvoir l’entretenir.

Pour offrir à l’enfant handicapé les conditions de son épanouissement et de son insertion dans la société, je compte :

 

  • Améliorer la SNPE (stratégie nationale de protection de l’enfant), augmenter les établissements prenant en charge les enfants à besoin éducatif spécial ;
  • Recruter en nombre suffisant des travailleurs sociaux bien formés et mieux payés ;

 

  • Mettre en place une allocation d’éducation de l’enfant handicapé qui sera une prestation familiale destinée à compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant handicapé par ses parents afin d’encourager ses derniers à prioriser la scolarité de leur enfant handicapé au détriment de la mendicité.

 

MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES BESOINS EN EDUCATION DE LA POPULATION

Le Sénégal est d’abord un pays multiculturel, avec plusieurs langues locales issues de différentes ethnies. Ensuite une civilisation arabo-musulmane est venue se greffer à la nôtre. Enfin une civilisation européo chrétienne nous a été imposée.

Par conséquent, nous devons percevoir ce brassage comme une chance unique et en faire l’alchimie du développement de la connaissance et, par-delà, celle du progrès. C’est pourquoi, je compte construire des écoles, collèges et lycées franco-arabes publics dans toutes les régions pour répondre à la forte demande des populations, je compte accroitre les structures d’accueil des centres d’alphabétisation qui prennent en charge la formation des jeunes non scolarisés ou déscolarisés précoces et les adultes analphabètes.

Enfin, je compte introduire et maintenir les langues nationales dans chaque cycle

 

FORMATIONS TECHNIQUES ET PROFESSIONNELLES

La réussite des recherches techniques et l’assimilation des technologies étrangères sont des éléments majeurs pour le développement technico-industriel du Sénégal. Dans ce domaine, mon objectif est d’augmenter, voire même d’atteindre, l’autosuffisance technologique en 2039. Pour cela il me semble nécessaire de créer les conditions de base pour un transfert de technologies et de techniques.

 

ELARGIR L’ACCES A LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE ; ET PROMOUVOIR L’INSERTION DES JEUNES ISSUS DU SYSTEME DE FPT

  • Mon objectif est de porter le taux d’accès qui est actuellement de 5% à 40% à l’horizon 2024. Pour cela je compte créer des écoles de métiers et des structures d’enseignement professionnel et technique depuis l’entrée en 6e, à la classe de 3e.
  • Ensuite, je compte créer des services régionaux de la FPT (IA techniques), enfin je compte construire des centres d’excellence et des lycées techniques en partant des études préliminaires et sectorielles et qui permettront à ses élèves d’être opérationnels à l’âge de 16 ans voir 18 ans dans le monde du travail

 

FAVORISER L’INSERTION DES JEUNES DES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

En diversifiant l’offre de formations professionnelles et techniques (formation initiale – formation continue -formation qualifiante- apprentissage), en professionnalisant les métiers du secteur informel en appuyant l’insertion des diplômés à travers des mesures incitatives à l’endroit des entreprises sénégalaises pour une formation duale réussie. Je donnerai à cette partie de l’éducation, une valeur ajoutée utile pour un encadrement de l’amont à l’aval. En développant une approche basée sur les compétences opérationnelles au sein des universités, ma proposition consiste à associer le secteur privé dans le choix des contenus pédagogiques.

Mon idée est de créer des filières dédiées, en prenant en compte les nouveaux métiers qui recrutent comme le numérique.

Ainsi les recteurs seront autorisés à nouer des partenariats avec le secteur privé, allant dans le sens de proposer des formations en initiale ou en alternance afin de produire des étudiants à la fois opérationnels et en phase avec les attentes du marché de l’emploi pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés au Sénégal.

 

AUGMENTER LE BUDGET DU MINISTERE EN CHARGE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE ET CREER LES BASES REGLEMENTAIRES D’UN TRANSFERT EFFECTIF DE TECHNOLOGIE

Je doterai la formation professionnelle et technique d’un budget conséquent, afin de permettre la construction et l’équipement de nouveaux centres, la mise à niveau des centres existants et le renforcement de capacité permanent des formateurs qui grâce à la diplomatie technique et technologique, bénéficieront de stage international.

Je compte aussi optimiser les financements de la formation des jeunes et des femmes en regroupant l’ONFP, le 3FPT, et l’ANPEJ.

Je soumettrai à l’Assemblée nationale un projet visant à concevoir une loi pour garantir un maximum de transferts de technologies et de techniques étrangères à chaque implantation d’une société internationale dans notre pays afin de nous assurer la substitution aux importations d’ici 2039.

 

LA PETITE ENFANCE

Semer la graine et l’entretenir

 

L’enseignement préscolaire est destiné aux enfants de 3 à 5 ans. Il a pour objectif majeur de préparer l’enfant à aborder avec succès les apprentissages scolaires. En 2015, le Sénégal compte 2993 établissements contre 2823 en 2014, soit une augmentation de 6,0%.

Sur la période de 2014 à 2015, l’effectif des apprenants est passé de 199024 à 208502 enfants ; soit une augmentation de 4,8%. L’effectif des filles dans l’enseignement préscolaire a connu une baisse de 0,2% entre 2014 et 2015.

Ma perception de l’avenir de nos enfants est que, pour jeter les bases d’une éducation de qualité, il est important de planifier l’encadrement et l’enseignement de la petite enfance. Dès lors, je considère la tranche d’âge de 3 à 5 ans comme une période décisive pour un apprentissage réussi.

Pour assurer le succès de cette mission, je m’engage à :

  • Faire un investissement en structures scolaires de base, qui assureront un enseignement de qualité ;
  • Y associer une politique de nutrition scolaire très importante pour le développement du quotient intellectuel de nos enfants ;
  • Doubler le nombre de structures préscolaires en favorisant l’initiative privée et en augmentant l’investissement public ;
  • Augmenter et développer dans le monde rural une politique de construction d’école maternelle, de cases des tout-petits et de garderies d’enfants communautaires.

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, RECHERCHEETINNOVATION

Décongestionner, Déverrouiller et Anticiper sur les enjeux du futur !

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

L’université est la première partenaire des acteurs économiques, sociaux et culturels dans la marche vers le développement de notre société. Elle est le temple du savoir. En ce sens, nos institutions universitaires doivent fournir à notre cher pays, le Sénégal, des élites bien formées. Elles doivent apporter des réponses nécessaires à notre progrès.

Malheureusement aujourd’hui, nos universités souffrent, les conditions de travail des PER et PATS se dégradent et nos étudiants vivent dans des conditions sociales et pédagogiques difficiles. Dans ce contexte, il leur est difficile de remplir leurs rôles de locomotive du développement et de la recherche.

Mon ambition est d’adapter nos universités aux normes internationales et de les mettre au service de la société sénégalaise.

En d’autres termes, la performance académique est le seul baromètre et le seul cap qui vaille. Je me suis fixé en ce sens de permettre à nouveau à nos universités de rayonner dans les plus prestigieux classements des universités dans le monde.

 

Je m’emploierai dès 2019 à la réforme de l’enseignement supérieur qui passera tout d’abord par une pacification de l’espace universitaire. Pour cela, je m’engage à convoquer de larges concertations sur les conditions de travail et de fonctionnement de nos universités :

  • En dotant les universités de budgets conséquents pour une meilleure prise en charge de leurs missions, en construisant des amphithéâtres bien équipés, des laboratoires adaptés aux nouvelles technologies, un campus social doté de chambres confortables et suffisantes avec une qualité de restauration correcte soumises aux exigences de contrôle de qualité plus strictes.

 

Ces conditions étant remplies, je mettrai l’accent sur la performance académique, et cela passe indubitablement :

  • Par la qualité de l’enseignement qui doit permettre de réduire le taux d’échec, actuellement de 60% à objectif de 20% d’ici 2024 ;
  • Par la qualité des institutions, dans ce cadre, nos universités doivent impérativement recruter un nombre important de chercheurs, de PER dans tous les domaines et lutter ainsi contre la fuite des cerveaux ;
  • Par l’amélioration qualitative et quantitative des publications et de la diffusion des résultats de la recherche, seules sources de réponses concrètes et adaptées à nos besoins réels de développement. La réforme des universités passe inéluctablement par la réforme des filières académiques 80% de nos bacheliers de 2018 sont issues des séries littéraires. La tendance doit être renversée pour un système qui produirait 80% de bacheliers scientifiques. Alors, je m’engage à réorganiser et renforcer les filières académiques scientifiques.

Pour cela, je compte :

  • Améliorer et rénover les départements classiques, mais aussi les compléter par des enseignements liés aux technologies ou autres domaines dans l’innovation,
  • Créer de nouvelles branches pour soutenir, à travers un capital humain adapté et de qualité, la transformation structurelle et la compétitivité de nos entreprises ;
  • Continuer le processus d’élargissement de la carte universitaire et augmenter en même temps le nombre des ISEP encore très en deçà des attentes.

UN BUDGET DE VERITE POUR LES UNIVERSITES, GAGE D’UN CLIMAT DE TRAVAIL SEREIN ET D’UN ENVIRONNEMENT PROPICE A LA PRODUCTION D’IDEES.

L’une de mes priorités constituera le règlement définitif des problèmes budgétaires récurrents de nos universités. Cette problématique de notion de gestion du budget de l’université va être renforcée par un nouveau concept, celui de la durabilité financière de l’université. Pour ce faire, afin de rendre les universités véritablement autonomes, je m’engage à faire :

 

  • Établir un budget de vérité en concertation avec tous les acteurs afin de réinstaurer un climat de travail serein ;

 

  • Diversifier les sources de financement afin d’augmenter le budget et de renforcer le partenariat public-privé en incitant les entreprises sénégalaises à financer les recherches universitaires en fonction de leur domaine d’activité et de leur orientation.

 

RECHERCHE ET INNOVATION

Nul n’a le monopole de la science. Elle est un principe universel en constante évolution et qui dépasse nos frontières naturelles et artificielles. Elle s’acquiert et se diffuse par la recherche et l’innovation. Par conséquent, suivre son renouvèlement nous impose un partage de savoir avec le reste du monde et nous met en compétition perpétuelle.

Alors, investir dans la recherche et l’innovation, c’est investir dans l’avenir. C’est se doter d’avantages concurrentiels, c’est créer des emplois et c’est enfin, assurer la prospérité du Sénégal.

 

  • J’engagerai, en synergie avec la sous-région africaine, que réellement 1% de notre Produit Intérieur Brut aille à la recherche et à l’innovation et j’inciterai le privé et le monde de l’entreprise d’aller dans le même sens.
  • Je définirai une Stratégie Nationale de Développement et d’Investissement dans la Recherche (SNDIR) pour les cinq prochaines années sous la houlette d’un Conseil National de la Recherche Appliquée et Scientifique (CNRAS) qui sera mis en place associant toutes les universités, tous les centres de recherches et écoles d’ingénieur du pays et de nos partenaires extérieurs. Cette politique mettra l’accent sur les thèmes stratégiques transversaux tels que le développement durable, les énergies renouvelables, les nouvelles technologies, le dividende démographique, la santé, le développement industriel et économique.
  • L’Etat soutiendra la participation et la mise en réseau de nos chercheurs à des projets internationaux.
  • L’Etat assurera l’attraction et le maintien au Sénégal des entreprises actives en matière de recherche et développement en renforçant l’attractivité de notre potentiel en matière de recherche et d’innovation et en matière d’enseignement universitaire.

LA STIMULATION DE L’INTEGRATION DE LA RECHERCHE DANS LA STRATEGIE D’INNOVATION DES ENTREPRISES EST UN ENJEU DE TAILLE

  • J’entreprendrai la consolidation des pôles de compétitivité au niveau national et leur extension aux entreprises étrangères.
  • J’intensifierai la collaboration entre notre secteur public et le monde de l’entreprise, en particulier celui des PME/PMI avec les universités, les centres de recherche et l’ensemble du secteur de la recherche & développement.
  • J’entreprendrai aussi l’évaluation et le renforcement du soutien aux sociétés innovantes telles que les « spin-off », la simplification de l’accès au crédit pour la valorisation de la recherche, la rationalisation des opérateurs de l’intermédiation technologique.
  • J’apporterai un soutien au développement de stratégies visant à tester la possibilité pour des innovations potentielles (« Proof of concept »), de se traduire en valeur ajoutée pour une entreprise en termes de nouveaux marchés, de nouveaux clients…

L’allocation des ressources issues de la diffusion et du mode de partage des résultats de la recherche et de l’innovation ne sera efficace qu’avec la résolution des problèmes liés aux droits de propriété intellectuelle. En ce sens, pour lever les obstacles, je renforcerai par des projets de loi la législation en vigueur en sus de nouveaux textes règlementaires.

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