le programme touristique de IDY2019 (cf vision 1 3 15 45)

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Casser le plafond de verre !

Le tourisme est un secteur stratégique et peut être un moteur de croissance économique et sociale du Sénégal. Sa participation à la formation du PIB est insignifiante au regard du formidable potentiel de ce secteur qui est largement à notre portée. Défini comme un ensemble d’activités déployées par des personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement actuel pour une période qui ne dépasse pas une année, le tourisme est considéré comme un phénomène majeur dans de nombreux pays industriels. Sa démocratisation va donner naissance à une multiplicité de formes et d’endroits touristiques.

 

Sous ce rapport, le Sénégal est l’un des plus grands pays touristiques de l’Afrique occidentale francophone grâce à des avantages physiques et à la diversité de son potentiel touristique. Son tourisme représente l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie en constituant même la deuxième source de devises du pays après la pêche du fait des potentialités et ressources nationales.

 

Dans une perspective de refondation, je propose trois (3) axes de réforme de nature à aider à une meilleure mobilisation des recettes et au renforcement du civisme fiscal.

 

Une bonne monographie de ce secteur permet de le présenter en quatre types :

 

  • Nous notons d’abord le tourisme balnéaire qui se pratique sur tout le littoral avec deux pôles majeurs que sont la Petite Côte (Saly Portudal) et la Basse Casamance (Cap-Skiring).
  • Nous avons deuxièmement l’écotourisme. En effet, le Sénégal dispose de parcs, de réserves d’animaux typiques, du désert, de la savane et de la forêt. Les principaux parcs sont le Parc National des oiseaux de Djoudj (troisième réserve ornithologique mondial, classé au patrimoine mondial de l’humanité), le Parc National du Niokolokoba qui est vaste d’un million d’hectares et classé au patrimoine mondial de l’humanité, les Parcs nationaux de la Langue de Barbarie et des îles de la Madeleine et les îles de Fatalah dans le Delta du Saloum.
  • Troisièmement, nous découvrons le tourisme culturel : Les touristes viennent également au Sénégal pour assister à des événements tels que le Salon TICAA, le Festival de Jazz de Saint-Louis, les grands combats de lutte, les cérémonies de Khoy, de Ndeup, de Kankourang et de faux lions.
  • Et enfin, il y a le tourisme de loisirs sportifs : Afin de suivre les tendances du marché, le Sénégal a développé de nouveaux produits pour enrichir son offre balnéaire. Il s’agit particulièrement de la pêche sportive qui nous a valu plusieurs titres internationaux, de la chasse, de la plongée sous-marine, des randonnées en quads, du golf, du surf, etc.

 

En 2005, une nouvelle politique touristique a été élaborée et traduite sous forme d’une Lettre de politique sectorielle dont les choix stratégiques portent sur quatre axes que sont la structuration de l’offre touristique, la promotion du produit, l’amélioration des retombées du tourisme au niveau des populations locales et l’amélioration du profil de l’investissement et des moyens de financement du secteur.

Pour la réalisation de ces orientations stratégiques, le Sénégal a mis en place une nouvelle politique de développement touristique dont les axes majeurs sont l’assainissement du secteur, la requalification des sites et le développement du Tourisme Durable avec le Programme de Mbodiène, le Plan d’aménagement de la zone nord, l’amélioration des profits tirés du tourisme par les sénégalais, l’engagement dans une démarche communautaire sous régionale.

Cependant, il faut tenir compte de certaines contraintes sur le plan de la formation (la caducité des textes, l’absence de politiques de formation et/ou l’insuffisance de centres de formation, la forte concentration des formations à Dakar, etc.), du point de vue touristique (le stock vieillissant du parc hôtelier, la baisse de la qualité de service, l’absence d’immatriculation des zones à vocations touristiques), au niveau de la promotion et sur le plan des mesures incitatives et d’accompagnement.

 

Les enjeux consistent alors à :

 

  • Devenir à l’horizon des cinq à dix prochaines années l’une des premières destinations en Afrique ;
  • Contribuer fortement à l’accélération de la croissance économique ;
  • Créer au minimum 20.000 lits supplémentaires ;
  • Doter du Sénégal d’infrastructures hôtelières répondant aux exigences du 3ème Millénaire ;
  • Orienter le tourisme considéré comme secteur prioritaire à participer fortement à l’émergence de pôle de développement par une meilleure utilisation des ressources et une répartition plus équitable des revenus sur l’ensemble du territoire national ;
  • Jouer un rôle intégrateur des Économies Africaines conformément à la vision du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).

Par conséquent, nous notons que le tourisme sénégalais est encore très en deçà du niveau ou de ses potentialités existantes, d’où la pertinence de la proposition : casser le plafond de verre pour rendre le secteur plus prospère.

 

ADMINISTRATION DU SECTEUR DU TOURISME

En raison des nombreuses implications dans le développement des autres secteurs, il urge de mettre en place un dispositif visant à l’améliorer l’administration et la gestion du secteur du tourisme. Cette amélioration peut être institutionnelle, juridique. Pour cela, je propose de :

 

  • Réunir sous la même tutelle le tourisme, les transports aériens et la culture du fait des implications étroites entre ces trois domaines de la vie économique et sociale ;
  • Promouvoir dans le cadre d’un PPP la création d’une compagnie aérienne forte et crédible et à des coûts raisonnables avec une bonne maitrise du trafic régional et international ;

 

  • Concevoir un plan de développement d’un e-tourisme efficace au niveau de l’administration centrale et locale ;

 

  • Établir une base de données statistiques sur le nombre de touristes, la durée de leur séjour, le type de tourisme ;
  • Équiper en vue de les mettre à niveau progressivement les principaux aéroports secondaires pour les rendre fonctionnels ;
  • Reconquérir les marchés émetteurs et les pays à forts potentiels ;
  • Diversifier qualitativement les sources d’émission de touristes en positionnant le tourisme sénégalais au coeur des nouveaux marchés ;

 

  • Harmoniser les sites et monuments sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

 

 

DIVERSIFICATION DE L’OFFRE TOURISTIQUE

La diversification de l’offre est une nécessité pour tirer profit de ce secteur. C’est pourquoi, je m’engage à :

 

  • Réaliser des études plus approfondies de chaque filière ainsi que l’élaboration et la mise en oeuvre de projets innovants, via le partenariat public privé pour une optimisation des potentialités du Sénégal ;

 

  • Labelliser et développer le tourisme vert à travers la mutualisation de l’expertise des techniciens, des parcs nationaux et des différentes agences et directions rattachées au ministère du tourisme et des transports aériens ;
  • Établir un cadre stratégique pour le développement du tourisme solidaire ;
  • Favoriser l’émergence d’un nouveau type d’entrepreneurs nationaux et appuyer aux promoteurs touristiques respectueux de l’environnement et capables d’exalter la fierté des populations locales pour la valorisation naturelle ;

 

  • Faciliter le parcours-client des touristes lors de sorties en ville et assurer leur sécurité ;
  • Valoriser les sites de notre patrimoine historique en créant des ouvrages et des parcours susceptibles d’offrir une bonne représentation de nos héros et héroïnes qui ont marqué notre histoire (Caytu pour Cheikh Anta Diop, Dekheulé pour Lat Dior Diop, Ndeer pour les femmes de Ndeer, Cabrousse pour Aline Sitoe, Rip pour Maba Diakhou Ba, etc.)
  • Élever les stars de musique, du basket, du football évoluant dans des championnats internationaux au rang d’ambassadeurs du tourisme capables de vendre la destination dans leur club, ville, et pays d’évolution ;
  • Améliorer l’environnement, les installations et les infrastructures dans les zones à vocation touristique en les organisant, en réalisant des pistes rurales pour les désenclaver et en garantissant la sauvegarde des paysages.

 

Toutes ces propositions passent par :

 

  • L’intensification de la promotion touristique ;
  • La réhabilitation et la valorisation des sites touristiques ;
  • Une politique de financement du secteur adapté ;
  • L’augmentation et la modernisation des capacités d’hébergement ;
  • Le renforcement des mesures de lutte contre l’insécurité des touristes ;
  • La mise en place d’une politique de protection des couches les plus exposées en particulier les femmes, les adolescents contre les effets pervers occasionnés par le tourisme ;

• Le développement de l’écotourisme pour aider les populations locales à trouver du travail et un marché pour les produits agricoles et l’artisanat et favoriser l’aménagement et la construction de structures d’accueil dans les zones disposant d’un grand potentiel touristique pour mieux diversifier l’offre.

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