le programme sportif et culturel IDY2019 (cf vision 1 3 15 45)

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Le sport est une activité dont les enjeux dépassent le seul effort physique. Son importance est de plusieurs ordres. D’abord, c’est une activité qui permet à l’être humain que nous sommes de maintenir un bon état de santé physique ou mentale. Ensuite, le sport est une activité de divertissement. Avec sa contribution dans l’épanouissement de notre société, le sport est aussi perçu comme une solution à la misère car, en s’inspirant du parcours de sportifs issus de quartiers précaires et qui par leur talent et leur courage sont devenus des stars planétaires, notre jeunesse garde l’espoir d’un futur radieux. Le sport est un élément important de brassage des cultures, des races, des ethnies tant dans la pratique du jeu, que dans l’union sacrée et nationale autour d’une victoire sportive. Enfin, le sport revêt un enjeu à la fois économique et diplomatique, étant une vitrine pour le Sénégal.

Malheureusement, dans notre pays, la pratique du sport connaît des contraintes majeures liées : à l’insuffisance, à l’obsolescence et à la répartition déséquilibrée des infrastructures. La plupart d’entre elles sont concentrées à Dakar et ne répondent même plus aux normes exigées pour les compétitions internationales ; il s’y ajoute le déficit de formation des encadreurs dans toutes les disciplines, l’absence de politique en faveur du sport de masse (Navétanes), liées à l’insuffisance des ressources financières consacrées à la promotion du sport dans l’organisation des compétitions nationales et internationales. Dans ce contexte, vu l’importance du sport au Sénégal, vous comprenez mes ambitions nobles et justifiées d’en faire un facteur de développement humain et économique. Les solutions qu’il sied de mettre en oeuvre pour promouvoir le sport sénégalais s’appuieront sur la définition d’une politique sportive à la hauteur de la notoriété dont notre pays jouit dans le monde.

S’épanouir et savoir gagner !

 

 

 

ORGANISATION DU SPORT

Le sport au Sénégal souffre principalement d’un manque d’organisation, d’une absence de vision à long terme. Une fois élu Président, je mettrai en place un programme national de développement du sport au Sénégal, avec l’objectif de relever le niveau, afin que nos sportifs puissent connaitre la gloire au Sénégal, en Afrique et dans le monde. Pour cela, il est nécessaire de commencer par écouter les acteurs du milieu. Dans ce cadre, je compte organiser dans les meilleurs délais une consultation regroupant tous les acteurs.

Ma proposition est basée sur une nouvelle approche : la politique des 3 cercles concentriques du sport sénégalais

 

L’objectif de ce système d’organisation innovant est de concentrer les moyens dans les sports où le Sénégal peut briller en Afrique et dans le monde.

 

  • Le premier cercle sera constitué de 4 sports où le Sénégal peut être parmi les meilleurs mondiaux. Il fera l’objet d’un plan décennal qui sera mis en place avec des investissements massifs et un accompagnement pour qu’à l’issue de ce plan ces sports deviennent autonomes financièrement et gagnent des titres mondiaux.

 

  • Le deuxième cercle est constitué de 6 sports où le Sénégal peut être parmi les meilleurs en Afrique. Il bénéficiera d’un accompagnement plus léger dans un objectif principal qu’à l’issue de ses 10 ans, 4 de ces sports remplacent ceux qui étaient dans le premier cercle.

 

  • Le troisième est constitué des sports qui restent à soutenir. Il sera géré par le ministère des sports comme c’est le cas actuellement, tandis que les deux premiers seront sous la tutelle d’une agence de développement du sport qui sera installée.

 

INFRASTRUCTURES DU SPORT

Aucun sport ne peut se développer sans un investissement massif dans la construction d’infrastructures et une modernisation de l’existant. C’est pourquoi, dans le cadre de mon offre, je prévois la construction, l’aménagement, la mise aux normes ou la rénovation des installations sportives et des sites de pratique d’activités de plein air.

Je compte doter progressivement toutes les capitales de région et de département d’infrastructures modernes comprenant un stade omnisports pour le football, les autres sports collectifs et pour l’athlétisme, un hippodrome, des salles fermées polyvalentes pour le basket, le handball, la gymnastique, le volley-ball et les arts martiaux et des salles de sport d’esprit qui seront équipées de technologie moderne pour le scrabble, les jeux d’échec etc.

 

Je compte aménager des parcours et des aires sportives pour promouvoir la pratique du sport et ses vertus en matière de santé dans toutes villes du Sénégal en collaboration avec les municipalités, en tenant compte de leurs particularités géo climatiques.

 

FINANCEMENT ET ECONOMIE DU SPORT

Le sport dans son évolution est devenu un enjeu économique car, il nécessite des investissements financiers colossaux, mais aussi du fait de ses activités, le sport est devenu un facteur économique prépondérant, en produisant de la richesse, des emplois, des échanges commerciaux etc.

 

Je m’engage à mettre en place un fonds :

 

  • Pour la réhabilitation et l’entretien des infrastructures sportives existantes (FREISE) pour assurer la pérennité, la fonctionnalité, la qualité des installations existantes ainsi que leur conformité avec les normes. Du fait de l’aspect continu de sa mission, ce fonds sera alimenté spécialement à travers une réforme fiscale ;
  • Pour la promotion et l’investissement en infrastructures sportives.

 

EDUCATION SPORTIVE

Le deuxième axe de mon ambition pour le sport au Sénégal est le développement de la pratique du sport à l’école. Face aux NTIC qui encouragent l’isolement, le repli sur soi de nos enfants, les études associées aux sports sont les seuls remparts. En effet, l’éducation sportive, en plus de la bonne santé physique qu’elle procure, est aussi le meilleur moyen d’apprendre les valeurs de soi et des autres personnes avec qui on vit.

Elle renforce l’estime de soi, permet l’intégration sociale et empêche l’isolement.

J’estime que l’éducation sportive ouvre à nos enfants deux possibilités ; celle de forger son avenir à travers l’éducation ou celle de se faire une carrière sportive de haut niveau. Enfin, l’éducation sportive permettra au Sénégal de briller dans les compétitions internationales à travers des générations de compétiteurs mieux formés et mieux encadrés.

 

Je m’engage à :

 

  • Relever le coefficient des matières sportives à l’école ;
  • Mettre en place un système de détection précoce des talents dans toutes les disciplines sportives à l’échelle du pays ;
  • Promouvoir les bourses scolaires sportives ;
  • Créer un lycée d’excellence en sports pour y regrouper les élèves ayant un fort potentiel sportif ;
  • Créer un Bac sportif de haut niveau avec un programme plus allégé et les élèves ayant réussi l’examen seront orientés automatiquement à l’INSEPS ou à l’UFR SEFS de l’UGB qui seront modernisés et renforcés pour former les meilleurs encadreurs et les meilleurs professeurs sportifs ;
  • Soutenir la pratique du sport dans les écoles et les universités en créant une fédération pour le sport scolaire et une autre pour le sport universitaire à l’image de ce qui se fait dans les pays phares dans le domaine sportif ;
  • Réviser les valeurs originelles des ASC et de leurs structures de gestion (ONCAV, ORCAV ; ODCAV) et leur donner une nouvelle impulsion qui favorisera les loisirs, le sport et la culture pour tous.

 

29 UN SÉNÉGAL FIEr – 10.ARTS ETINDUSTRIES CULTURELLES

Promouvoir nos valeurs et rayonner dans le monde !

 

L’art et la culture sont le socle de notre identité et aussi de l’influence sénégalaise dans le monde. Plus que jamais, ils constituent l’ultime rempart contre la barbarie qui nous frappe, mais aussi contre la précarité de nos territoires les plus touchés par la pauvreté.

 

INDUSTRIES CULTURELLES

Les rapides mutations qui s’opèrent partout dans le monde font que le Sénégal est confronté au défi de la mondialisation, induisant malheureusement l’abandon progressif de nos valeurs culturelles essentielles pour la cohésion nationale, le développement du tourisme, les activités artisanales. Ce secteur névralgique qui avait valu au Sénégal de rayonner en Afrique et dans le monde entier, connaît actuellement d’énormes difficultés.

 

Pour réhabiliter et tirer le maximum de profit de notre riche patrimoine culturel, la définition et la mise en oeuvre d’une politique ambitieuse de promotion des biens et produits culturels se posent avec acuité et urgence pour le Sénégal.

 

Je propose :

 

  • La mise en oeuvre d’une politique culturelle prenant en compte toutes les composante (musique, danse, théâtre, art plastique, littérature, patrimoine matériel et immatériel, cinéma, architecture) ;
  • La modernisation et la mise à la disposition des structures nationales d’accompagnement et de promotion culturelle, comme le Spectacle Sons et Lumières, l’Orchestre national, le Théâtre National Daniel Sorano, de moyens d’intervention appropriés ;
  • L’identification, le classement, la codification et la diffusion de notre patrimoine culturel, en synergie avec les structures relais que sont les centres culturels régionaux.

 

  • La création de musées régionaux et départementaux sera encouragée de même que la préservation et la mise en valeur de lieux de mémoire et de sites historiques ;
  • L’érection de centres culturels régionaux en services régionaux de la culture en mettant à leur disposition des moyens adéquats pour l’exercice de leurs missions ;
  • L’implantation de Bibliothèques, de Médiathèques et des Centres de Documentation et d’Information au niveau régional, départemental et local, à l’effet de mieux promouvoir le livre et la lecture ;
  • Le renforcement du statut de l’Ecole Nationale des Arts afin qu’elle prenne en charge la formation dans tous les métiers de la culture est une de mes priorités.

 

  • Le renforcement des Fonds d’Aide destinés à l’édition et à l’industrie cinématographique pour mieux encourager les écrivains et les cinéastes. Les professionnels de l’édition et de la librairie seront assistés dans le cadre de l’organisation de rencontres, de salons, de sessions de formation et l’établissement de partenariats avec des structures internationales évoluant dans ce secteur ;
  • Le renforcement de la législation relative à la protection de la propriété intellectuelle. Ainsi la SODAV verra ses moyens d’action modernisés et ses missions accrus. A cet effet, la mise en place d’une Brigade Spéciale de Lutte contre la Piraterie sera effective tout en veillant à insérer les revendeurs dans un circuit de distribution des œuvres artistiques sécurisées ;
  • La mise en place d’une Haute Autorité chargée de Promotion de la Culture sénégalaise dans le monde ;
  • La restauration du patrimoine historique et architectural sérieusement menacé ;
  • La promotion de l’industrie cinématographique avec un meilleur accès au niveau des chaînes de télévisions nationales et l’implantation d’un réseau de salles de cinéma ;
  • La construction dans chaque capitale régionale d’un Palais des Arts à l’effet de créer un cadre de rencontre des acteurs culturels et l’organisation régulière de manifestations culturelles et intellectuelles ;
  • La généralisation de la construction de villages des arts, à l’instar de ceux de Dakar et de Thiès, dans les villes pour permettre aux artistes de disposer de cadre de travail, d’exposition et de vente de leurs oeuvres ;
  • La poursuite du programme de modernisation et de diversification des activités des Manufactures Sénégalaises des Arts décoratifs (MSAD) qui sont une véritable vitrine culturelle du pays.

 

Pour encourager nos artistes locaux et favoriser leurs performances optimales, je m’engage à :

 

  • Créer un Statut juridique de l’artiste ;
  • Mettre en place un quota d’oeuvre et de productions locales dans l’administration publique et faire de l’Etat le premier collectionneur de nos artistes plasticiens locaux ;
  • Mettre en place un répertoire exhaustif des artistes sénégalais, notamment chez les plasticiens ;
  • Trouver, en concertation avec le monde de l’art, un contenu pertinent pour le nouveau musée des civilisations noires ;
  • Réhabiliter la Galerie nationale d’Art en état de délabrement avancé ;
  • Revoir le fonctionnement de l’école des beaux-arts, notamment au niveau du contenu des enseignements et de la valorisation du personnel enseignant ;
  • Valoriser la production des « séries sénégalaises » en encourageant un cinéma sénégalais endogène.

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