Avoir la grippe augmenterait pendant un an le risque d’AVC

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La grippe et les syndromes pseudo-grippaux pourraient désormais être ajoutés à la liste des facteurs de risque de l’accident vasculaire cérébral, selon deux études américaines.

Si la grippe peut vous clouer au lit avec le nez encombré, une grande fatigue et forte fièvre, elle augmenterait également de 40 % votre risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) selon deux études publiées dans la revue de l’American Heart Associationle 30 janvier dernier. « Le risque est maximal pendant les 15 jours de grippe et commence à diminuer avec le temps », commente l’une des chercheuses principales Amelia Boehme, professeure à l’Université de Columbia (États-Unis). Mais il perdurerait encore pendant près d’un an.

UN LIEN POUR LE MOMENT INEXPLIQUÉ

Dans une base de données médicale de l’État de New York, les chercheurs ont identifié près de 31 000 patients âgés en moyenne de 71,9 ans, admis à l’hôpital pour un AVC ischémique survenu en 2014. L’équipe de la professeure Boehme a examiné l’historique des hospitalisations de chaque malade pendant les deux années qui ont précédé leur accident. Les chercheurs s’attendaient à observer des différences entre les hommes et les femmes, les citadins et les ruraux, les différentes origines ethniques…

Au lieu de cela, les scientifiques ont découvert que toutes les populations présentaient un risque similaire… après avoir combattu la grippe. Les personnes risquaient en effet davantage de souffrir d’un AVC si elles avaient été admises à l’hôpital avec des symptômes pseudo-grippaux. Il existe différentes raisons pouvant expliquer ce lien, mais aucune conclusion définitive n’a été formulée. Les scientifiques soupçonnent toutefois l’inflammation provoquée par l’infection grippale de rendre le corps plus vulnérable aux AVC et aux crises cardiaques.

LA DISSECTION DE L’ARTÈRE CERVICALE, CAUSE D’AVC

Une deuxième étude, réalisée par les chercheurs de la même Université de Columbia, a quant à elle révélée le risque accru de souffrir d’une dissection de l’artère cervicale après une grippe. Or il s’agit là d’une des principales causes d’AVC, car elle affecte l’irrigation sanguine du cerveau. L’analyse des données de près de 3 900 patients leur a permis d’arriver à cette conclusion : les individus étaient plus susceptibles d’être atteints par une dissection de l’artère cervicale lorsqu’une maladie pseudo-grippale leur a été diagnostiquée dans les 30 jours précédant cette déchirure.

Les chercheurs encouragent ainsi les populations à aller se faire vacciner. Selon eux, le vaccin antigrippal protège non seulement contre l’infection, mais réduirait également le risque de complications graves.

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