Sexisme : une association dénonce les discriminations envers les femmes dans le milieu médical

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À l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes (qui se tiendra le 8 mars prochain), l’association Osez le Féminisme lancera une grande campagne nationale contre le sexisme dans le milieu médical.

C’est bien connu : « les femmes sont des chochottes ». Et parfois, les professionnels de santé ne se gênent pas pour discriminer leurs patientes, au nom d’idées reçues dignes d’un autre temps : douleurs minimisées, patientes non-prises au sérieux, agressions sexuelles, grossophobie…

Selon l’association Osez le Féminisme (qui a conduit un sondage en 2018 auprès de 2286 femmes âgées de 18 à 80 ans), 87 % des Françaises ont déjà « été gênées par le comportement d’un.e professionnel.le de santé ». Un quart des femmes interrogées disent aussi avoir subi « au moins une fois des gestes ou des paroles à connotation sexuelle dans le cadre d’une consultation médicale ». Et 1 femme sur 10 confie même avoir subi une pénétration sexuelle contre son gré dans le cadre d’un examen médical…

« L’OBJECTIF EST (…) QUE NOUS SOYONS RESPECTÉES DANS NOTRE DIGNITÉ »

À l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes (qui se tiendra le 8 mars 2019), l’association Osez le Féminisme lancera une campagne nationale intitulée « À notre santé(e), pour une santé féministe des filles et des femmes ». Des événements et des tables rondes seront organisés dans plusieurs villes de France, a annoncé l’association ce jeudi 28 février 2019.

Plusieurs questions seront abordées : « quels soins face aux mécanismes psychotraumatiques causés par les violences masculines ? », « quelles politiques de lutte contre les agresseurs parmi les professionnels de santé ? » (ce qui fait notamment référence aux violences obstétricales et gynécologiques), « quelle place pour les filles et les femmes dans la recherche médicale ? ».

« L’objectif est que nous ne soyons plus en danger quand nous avons besoin de soins, que nous soyons respectées dans notre dignité » a expliqué la coordinatrice, Cécile Werey.

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