La santé reproductive des professionnelles de santé mise en danger à cause de solvants

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Les professionnelles de santé sont exposées à des solvants non seulement cancérogènes, mais aussi dangereux pour leur fertilité et la santé de leur futur enfant.

Santé Publique France a publié fin février un bulletin épidémiologique hebdomadaire dans lequel il est question de la santé de certaines travailleuses. Alors que les femmes sont au coeur de l’actualité suite à la journée internationale du droit des femmes, l’étude, reprise par France Info révèle que certaines professions de santé exposent les femmes à des solvants cancérogènes qui peuvent mettre en danger le foetus en cas de grossesse.

L’étude a porté sur les données de 7 427 228 travailleuses dans le domaine de la santé, pour savoir si les produits auxquels elles sont exposées quotidiennement représentaient un danger pour leur santé. La réponse est oui, principalement pour les infirmières, sages-femmes et aides-soignantes. Parmi les personnes les plus touchées, 41% sont des employées civiles et des agentes de la fonction publique (aides-soignantes ou agentes de service hospitalier), 21% sont des intermédiaires de la santé et du travail social (sages-femmes, infirmières).

RETARD DE CROISSANCE, ANOMALIES DU FOETUS

Au total, l’étude révèle que ces professionnelles de santé sont exposées pour 15% d’entre elles à des solvants oxygénés, 1% à des solvants pétroliers et 0,1% à des solvants chlorés. Tous les travailleurs de santé, femmes ou hommes, de ces professions y sont confrontés, et tous sont victimes de leur exposition à ces produits pour certains étiquetés cancérogènes. Mais l’étude s’intéresse aux femmes qui, en âge de procréer pourraient voir des effets secondaires néfastes chez leur enfant, avant ou après la naissance.

Si l’utilisation de ces produits n’est pas très parlante pour tout le monde, un produit quotidien connu de tous s’avère dangereux : le gel hydroalcoolique. Il contient souvent de l’éthanol ou de l’isopropanol. Il est utilisé pour la désinfection des mains mais aussi des surfaces, de manière quotidienne en milieu hospitalier. Or, inhaler ces substances peut avoir un impact sur la fertilité féminine. Leur danger s’adresse aussi directement au foetus qui peut présenter des anomalies et des retards de croissance. L’étude souligne cette problématique sans parvenir pour l’instant à proposer une solution, car se protéger de produits qui polluent l’air que l’on respire est très compliqué à mettre en place.

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