Respect des droits de l’Homme : Le Sénégal, un mauvais élève selon le rapport du département d’Etat américain

0
122

Dans un rapport de 26 pages, le département d’Etat américain liste ses constats par rapport au respect des droits de l’Homme au Sénégal. Selon le document, malgré les efforts de l’Etat contre les abus, l’impunité existe toujours à cause des enquêtes, qui aboutissent très rarement.

En ce qui nous concerne, le rapport note l’impunité par rapport aux cas de meurtres présumés commis par les agents du gouvernement. A l’image de Fallou Sène : « le 15 mai 2018, un chef d’unité de la gendarmerie a tiré et tué un étudiant en deuxième année lors d’un affrontement entre étudiant s et forces de sécurité à l’université Gaston Berger de Saint-Louis », rappelle le rapport.

Qui ajoute que jusqu’ à la fin de l’année, l’enquête était toujours pendante et qu’il n’y avait eu aucune arrestation, une situation qui met en rogne encore les étudiants de l’université Gaston Berger. D’après le document, le cas Mamadou Diop, une jeune commerçant qui a perdu la vie suite à son arrestation par les policiers et dont l’autopsie a révélé qu’il est mort à cause des blessures à la tête, est logé à la même enseigne que l’affaire Fallou Sene, quant au non-aboutissement de leurs dossier pas encore élucidés.

Concernant les conditions de détention des prisonniers, le rapport constate le surpeuplement carcéral comme le montre « la principale prison de Dakar, Rebeuss, qui contient plus de de deux fois le nombre de détenus pour lesquels elle a été conçue ». A en croire le document, les femmes détenues sont dans de meilleures conditions que les hommes. Aussi, « les nourrissons et les nouveau-nés étaient gardés en prison avec leur mère jusqu’à l’âge d’un an sans cellule spéciale, sans assistance médicale ni ration alimentaire supplémentaire ».

Pour le respect de la liberté d’expression, le rapport évoque l’arrestation du maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, pour avoir fait des remarques sur la justice et appelé les partisans de Khalifa Sall, condamné à 5 ans de prison, à manifester contre cette décision, qui frappe l’ancien maire de la ville de Dakar.

Par ailleurs, les Etats-Unis sont revenus aussi sur les cas de corruption cités par l’Ofnac, qui avait conclu dans son rapport de 2016 que la corruption, l’enrichissement illicite, l’abus de pouvoir et la fraude ont été notés dans les institutions gouvernementales, notamment les ministères de la Santé et de l’Education, les services postaux et l’administration des transports.

Le Quotidien

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here