Paludisme : et si notre sang devenait mortel pour les moustiques ?

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Le paludisme pourrait être freiné par une nouvelle technique, visant à rendre le sang humain mortel pour les moustiques.

Des chercheurs de l’Université du Colorado ont publié une étude dans la revue The Lancet à propos du paludisme. Leur idée ? Plutôt que les moustiques ne soient dangereux pour l’homme, pourquoi ne pas faire l’inverse ?

Le paludisme, ou malaria, se transmet par la piqûre de moustique anophèle femelle. Lorsque le moustique infecté pique une personne, elle lui transmet le parasite. Cette maladie peut être mortelle. Mais les chercheurs américains ont eu une idée : rendre le sang humain toxique pour le moustique.

20% DE BAISSE DE CONTAMINATION DU PALUDISME INFANTILE

La plupart des zones à risque du paludisme sont en Afrique (90%). Les chercheurs sont donc allés dans des zones rurales du Burkina Faso, où ils ont étudié 27 000 personnes dans huit villages différents pendant dix-huit semaines. La moitié d’entre eux étaient traités à l’ivermectine toutes les trois semaines, un médicament qui rend le sang humain mortel pour les moustiques. Tandis que l’autre moitié ne recevait pas de traitement.

Parmi les 27 000 personnes ayant participé à l’étude, il y avait 590 enfants, eux aussi traités pour la moitié. Après cette période, des tests sanguins ont été réalisés pour voir qui avait été touché par le paludisme. Le résultat ? 20% de baisse de contamination chez les enfants traités à l’ivermectine.

Ce premier test sera suivi d’autres, pour confirmer la théorie. Les chercheurs ont estimé qu’avec cette technique et l’utilisation des médicaments contre le paludisme, la propagation de la maladie devrait être considérablement freinée.

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