OPINION DES CHEFS D’ENTREPRISES DANS LE SECONDAIRE ET LE TERTIAIRE : La concurrence supposée déloyale et l’insuffisance de la demande soulevées

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La DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES (Dpee), dans son document : « Le point mensuel de conjoncture, février 2019 », estime que les chefs d’entreprise ont soulevé la concurrence supposée déloyale et l’insuffisance de la demande.

« Le climat des affaires s’est amélioré au mois de février 2019, en variation mensuelle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a gagné 1,8 point tout en restant en dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète les orientations favorables respectives des opinions des industriels, des prestataires de services et des commerçants. Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires a reculé de 1,0 point, en février 2019 », renseigne la source.
D’après la Dpee, dans l’industrie, la concurrence supposée déloyale (25%) et l’insuffisance de la demande (20,5%) sont majoritairement ressorties des déclarations des chefs d’entreprises comme entraves à l’activité.
Néanmoins, la Dpee estime que le climat des affaires s’est bien orienté (+2,8 points), dans le sous-secteur, en rythme mensuel, porté par l’opinion favorable des industriels sur les commandes, les effectifs employés et les perspectives de commandes.
« Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (85,7%), la concurrence jugée déloyale (57,1%) et l’accès difficile au crédit (42,9%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-1,6 point) dans le sous-secteur, entre janvier et février 2019, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale, aux commandes privées et à l’emploi de main d’œuvre. En outre, le scepticisme des enquêtés quant aux perspectives de commandes privées a, aussi, contribué au recul de l’indicateur de climat des affaires du sous-secteur », précise la Dpee.

Au titre des services, la Dpee souligne que les chefs d’entreprises interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (66,7%), la concurrence jugée déloyale (38,9%) et la fiscalité (27,8%) comme contraintes au développement de leurs activités, durant le mois de février 2019.
La source note que toutefois, le climat des affaires s’est amélioré (+1,6 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Et en effet, les soldes d’opinion relatifs aux commandes et perspectives de commandes se sont, particulièrement, bien orientés.
S ’agissant du commerce, la Dpee souligne que les difficultés de recouvrement des créances (77,8%), les problèmes d’approvisionnement (44,4%), la fiscalité (44,4%), les délestages d’électricité (33,3%) et la qualité des infrastructures de transport (33,3%)ont constitué les principaux facteurs qui ont entravé l’activité du mois de février 2019, selon les enquêtés.

« Néanmoins, l’indicateur de climat des affaires s’est amélioré (+1,3 point), en rythme mensuel pour se situer au-dessus de sa moyenne de long terme, porté par l’orientation particulièrement favorable du solde d’opinion relatif aux perspectives de chiffre d’affaires », explique la source.

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