Meurtre de Bineta Camara: Comment la Police techno-scientifique a bouclé l’affaire en 48h

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48 heures pour démêler l’échafaud et identifier le coupable du crime crapuleux de Saré Guiléle. La police nationale vantée pour ses performances, écrit le journal Kritik, a encore réussit un coup de maître en réussissant en un temps record à résoudre une grosse équation qui avait fini de mettre en alerte le pays.

Loin des commentaires tendancieux de la presse, le service de communication de la police est resté succinct sur le déroulement de l’enquête depuis l’alerte, le Samedi 18 vers 22 heures, quand le commissaire Baldé du commissariat urbain de Tambacounda a été mis au parfum d’un meurtre survenu dans son périmètre de compétence communale. Selon la note officielle de la police, le constat a été fait, dans une chambre, le corps sans vie d’une dame identifiée comme étant Binta Camara née en 1996, qui vivait seule.
Des premières observations des limiers qui se sont déployés sur les lieux, la victime aurait été étranglée par un foulard, trouvé serré autour de son cou.
Les investigations menées sur la scène de crime et autour de l’environnement immédiat ont amené le Commissaire Baldé à conduire le gardien de la maison, au siège du commissariat où il a été gardé à vue, pour amples informations.

L’entrée en scène de la police scientifique

Au regard des faits, certainement pour mieux cerner le dossier, la police nationale a fait venir sur les lieux les éléments de la Police Technique et Scientifique de Kaolack qui ont effectué des prélèvements sur la scène de crime et relevé tout indice susceptible de concourir à la manifestation de la vérité. Toujours selon la note de la police, l’exploitation des résultats des réquisitions faites au niveau des compagnies de téléphonie entre autres ont conduit les limiers chez le nommé Pape Alioune FALL, né en 1986 à Tambacounda, menuisier, domicilié au quartier Saré Guilèle. Cette descente a été fatale au bourreau de Binta Camara qui ne s’attendait certainement pas à la technicité de la police pour dénouer le dossier.

Caleçon tacheté de sang et matelas troué

La police renseigne que les égratignures trouvées sur sa poitrine et sur ses parties intimes ainsi que la découverte d’un caleçon tacheté de sang qui, selon les analyses de la PTS s’est révélé être celui de la victime, ont amené le sieur FALL à avouer son acte. Il reconnaît également avoir agi seul, détaille la note. La perquisition effectuée dans la demeure du mis en cause qui ne vit pas seul, a permis de découvrir le téléphone portable de la victime soigneusement dissimulé à l’intérieur du matelas qu’il a troué pour la circonstance. Il a déclaré avoir attendu la sortie du gardien avant de s’introduire dans la demeure et ajouté avoir escaladé après son acte, le mur de la clôture, à l’aide d’une échelle trouvée sur place.

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