IPRES: La gestion du Dg Mamadou Sy Mbengue décriée

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En confirmant hier l’affaire de fraude sur les tickets de restauration, l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a tenté de donner le bon rôle à son directeur général. Pourtant, au-delà de cette affaire, c’est tout le management de Mamadou Sy Mbengue qui est en cause. Jusqu’à hier par exemple, plusieurs retraités du Nord (Matam et Ourrossogui), payés par La Poste, n’avaient pas reçu leurs pensions alors que le Centre médico-social fait face, depuis deux mois, à une pénurie de médicaments.

L’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a minimisé hier l’affaire dite de fraude sur les tickets de restauration, assurant qu’en “dirigeant responsable“, le directeur général Mamadou Sy Mbengue a “lancé un audit” pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Cet audit n’est qu’une manière de retarder les sanctions et pour cause. Des agents de l’Ipres ont été formellement mis en cause et ils sont toujours en poste. C’est le cas,par exemple, de l’assistante de… Mamadou Sy Mbengue. A vrai dire, cette affaire n’est que la face visible de l’iceberg, puisqu’un vent de dérèglement général souffle sur l’Ipres. Ce ne sont pas retraités du Nord qui nous démentiront.

En effet, plusieurs retraités basés à Matam et Ouroussougui, qui sont payés par La Poste, n’ont toujours pas reçu leurs pensions. Aucune explication ne leur a été donnée pour expliquer ce retard troublant.

Pis, jeudi dernier ceux qui étaient venus se faire consulter au Centre médico-social de l’Ipres, ont dû, pour la plupart, rebrousser chemin. Pour la bonne et simple raison que presque tous les médecins étaient dans le Walo pour une…journée de consultation médicale gratuite qui se tenait le vendredi, sous l’égide de l’Ipres. Les mêmes sources renseignent d’ailleurs que le Centre fait face à une pénurie de médicaments depuis au moins deux mois, sans que la direction générale ne trouve une solution à ce problème crucial.

Dans l’ensemble, c’est le management de Mamadou Sy Mbengue, qui se prévaut de l’amitié de la Première dame, qui est en cause. Car au sein de l’Ipres, le malaise est très profond.





Libération

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