Détournement présumé à l’Ipres: Les retraités scient Mamadou Mbengue

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Elle est en pleine campagne. L’Association des retraités du Sénégal (Ars) a sonné la grande mobilisation pour s’indigner contre les détournements présumés à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) dont elle est affiliée et demande «le départ immédiat» du Directeur général Mamadou Diagne Sy Mbengue.

L’Association des retraités du Sénégal (Ars) scie Mamadou Diagne Sy Mbengue. Elle demande «le départ immédiat» du Directeur général de l’Insti­tution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) à l’issue de leur Assemblée générale, qui a regroupé l’ensemble des délégués des 14 régions du Sénégal dans la Cité du Rail. A l’origine de cette requête, les nombreux détournements présumés dans cette dite institution révélés ces derniers temps. Lesquels détournements ont fini de plonger la boîte dans la tourmente. «Il y a une rupture d’approvisionnement de médicaments au Centre médico-social de Dakar et dans les régions malgré un budget de plus de 600 millions de F Cfa voté par le Conseil d’administration pour cela», renseigne Mamadou Dia Fall, membre du Comité d’alerte et de veille de l’Ars, qui soulève d’autres griefs notamment, «le retard noté dans le paiement des pensions à l’exception des allocataires payés par virement bancaire depuis un certain temps». Aussi «le recrutement injustifié au mépris des règles fixées par l’Ipres en la matière d’un effectif pléthorique pour satisfaire une clientèle politique d’une localité». Une «situation d’une gravité extrême» qui, selon le Président de l’Association générale des allocataires de régime de retraite (Agar) de Fatick, «menace à terme gravement l’équilibre budgétaire de l’institution». Le retraité s’étrangle de rage : «Ce laxisme total de la gestion de l’Ipres est caractérisé par une absence d’autorité notoire facilitant ainsi un détournement des tickets de restaurant d’une valeur de 400 millions de F Cfa.» Mamadou Dia Fall s’indigne davantage : «Ce qui est extraordinaire, inacceptable et regrettable en même temps, aucune sanction n’est prise à l’encontre des auteurs de ce scandale.» Pis, ajoute-t-il, «Mamadou Diagne Sy Mbengue a commis une grosse faute et montré son ambition démesurée quand il a voulu emballer le ministre du Travail nouvellement nommé pour demander l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (Cipress) le retrait de l’autonomie de gestion de l’Ipres si chèrement acquise. Et quand nos oncles luttaient pour avoir ce privilège, l’enfant Mamadou Diagne Sy Mbengue n’était pas né». Et de se réjouir que «le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, aussitôt informé, a pu déjouer ce plan diabolique de Mamadou Diagne Sy Mbengue de la conférence annuelle du Bureau international du travail (Bit)». Une série de manquements qui indigne Iba Diallo, Secrétaire général de l’Ars, qui se désole surtout que «les retraités soient toujours considérés comme d’éternels assistés. Au Conseil d’administration, nous sommes des observateurs nous n’avons pas droit à la parole. Sur 100 séances, c’est une fois qu’on nous interroge pour un problème déterminé». Sans compter, poursuit-il, «il y a une kyrielle de problèmes que l’Ipres doit résoudre concernant les retraités». Egalement «nous avons constaté que l’Ipres aussi courait des risques et qu’il n’y avait personne pour la défendre. Et nous savons que si l’Ipres meurt, nous mourrons avec. C’est pourquoi nous œuvrons sur deux fronts. Il s’agit de l’amélioration des conditions de vie et d’existence des retraités et la participation à la pérennisation de l’Ipres». D’où l’idée, selon Iba Diallo, de la création de ce groupe d’alerte et de veille qui concerne tous les retraités de l’Ipres. Pour l’heure, l’Ars, qui a fait un diagnostic sans complaisance de la situation de leur boite, a mis en place un comité pour suivre les recommandations approuvées lors de cette Assemblée générale. Joint par téléphone, Mamadou Diagne Sy Mbengue soutient qu’il attend le moment opportun pour réagir.

SourcePar Ndèye Fatou NIANG – (Correspondante) nfniang@lequotidien.sn

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