Trêve prolongée du Championnat national : Les dirigeants du Slbc fustigent et parlent de manque de considération

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La trêve prolongée dans la programmation des matchs de basket n’est pas du goût des dirigeants du Saint-Louis Basket Club (Slbc). Le deuxième vice-président du club fanion de la Vieille ville, qui assimile cette situation à un manque de considération pour le basket local, la fustige avec la dernière énergie. Lafon Ndiaye que nous avons joint par téléphone, n’a pas manqué d’évoquer les problèmes que vit le Slbc dont les joueurs sont restés quatre mois sans percevoir leur salaire.

Le dirigeant saint-louisien, très remonté contre la Fédération sénégalaise de basket, seule responsable à ses yeux de cette situation, n’a pas mis de gants pour dire ses vérités. Pour lui, «le Championnat national n’intéresse pas les fédéraux» préoccupés par contre à voyager pour assister aux compétitions internationales plus importantes pour eux. «On ne peut pas arrêter un championnat comme ça. On pouvait jouer les quatre matchs qui restent avant d’engager la Coupe d’Afrique des nations chez les filles et la Coupe du monde des garçons», peste Lafon Ndiaye qui considère que le temps mis par la fédération pour organiser le championnat est anormalement très long. «On ne peut pas jouer un championnat toute une année, c‘est ne pas respecter le basket local et les basketteurs», fait-il remarquer. Il ajoute d’ailleurs : «Si cela ne dépendait que de moi, on ne jouerait plus cette année.» Seulement, signale-t-il, la décision appartient à la Direction du club qui ne s’est pas encore réunie pour statuer sur la question.

La reprise annoncée pour le 14 septem­bre… depuis la Chine

Par ailleurs, le deuxième vice-président du Slbc fustige le fait que les dirigeants du basket sont plus intéressés par le voyage que par autre chose. Pour preuve, fait-il remarquer, tous ceux qui gravitent autour du président et le soutiennent ont voyagé à l’occasion des compétitions internationales, alors que, pour lui, les priorités sont ailleurs. Dans ce sens, il déplore le fait que le Secrétaire général de la fédération signe à partir de la Chine une circulaire informant les clubs de la reprise de la compétition à partir du 14 septembre prochain. Cela montre, selon lui, qu’il y a au niveau de la fédération, une absence d’organisation et de planification permettant d’éviter le pilotage à vue. Pour mettre fin à une telle situation, Lafon Ndiaye invite le collectif des présidents de club à prendre ses responsabilités pour parler à la fédération afin de mettre un terme à cette situation qui risque de porter davantage préjudice au basket.

Quatre mois sans salaire à Slbc

M. Ndiaye n’a pas manqué aussi d’évoquer la situation difficile que traverse le Saint-Louis Basket club miné par une affaire de non-paiement de salaire depuis trois mois. Le dirigeant saint-louisien qui reconnait ce fait, explique que le président du club, Alioune Badara Diop, est en train de tout faire pour que les joueurs soient payés dans les meilleurs délais. Il ne s’en arrête pas là car il a dans la foulée invité les autorités saint-louisiennes et toutes les bonnes volontés à apporter leurs contributions, à s’investir pour que cette situation préjudiciable soit dépassée.
Depuis plus de cinq mois maintenant, le Slbc est plongé dans une situation de crise provoquée par les arriérés de salaire qui ont fini de provoquer le malaise au sein du groupe. Le mois dernier, le président avait fait l’effort de payer un mois, mais sans parvenir à résorber le reste, ce qui fait que les joueurs courent après quatre mois de salaire. Cette situation n’est pas sans conséquences car beaucoup de joueurs avaient décidé de boycotter les entrainements avant que le club ne décide de libérer l’ensemble du groupe. Certains joueurs auraient même fait part de leur décision de ne plus jouer tant qu’ils ne sont pas payés. Ce qui est cependant surprenant c’est que ni les joueurs, ni les dirigeants ou encore les membres du bureau ou du comité directeur n’ont pris l’initiative de parler de cette situation.

Par Cheikh NDIONGUE (Correspondant)

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