Grâce pour Khalifa Sall : Alassane Cissé défend Macky Sall

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Membre du Haut conseil des collectivités territoriales, Alas­sane Cissé a affirmé que «le président de la République Macky Sall n’a dit que la vérité en soutenant qu’il n’accorderait la grâce présidentielle à Khalifa Sall que quand il sentira la nécessité». «Au Sénégal, on déteste les gens qui disent la vérité. Mais le Président n’a répété que ce qui est dans la Constitution, un pouvoir qui lui est dévolu. Qu’est-ce que vous voulez qu’il dise ? Vous avez ce pouvoir, mais vous voyez le temps voulu et vous libérez une personne. Il y a eu un tollé, mais il n’a dit que ce qui se passe», a commenté celui qui dit être aussi en phase avec Maodo Malick Mbaye, président de l’Anamo.

«Je souscris à l’idée de Maodo Malick Mbaye parce qu’on a un vent successoral. Mais que les gens sachent raison garder. Si ça devient récurrent, c’est au président de la République de prendre ses responsabilités pour écarter ceux qui chercheraient à lui succéder en plombant l’action gouvernementale», tranche dans le vif le Délégué national du Nouveau parti.

Sur les critiques sur le président de la République venant de l’opposition et d’économistes disant que le Sénégal perd «2 400 milliards de francs en termes de fiscalité par an», Alassane Cissé les récuse en soutenant que «ces critiques ne cherchent qu’à masquer les avancées du Sénégal jusque-là réalisées par le Président Macky Sall».

«Vous savez au Sénégal, tout le monde sort des chiffres. Vous entendrez un économiste dire qu’on perd 2 400 milliards, vous verrez un supposé expert-comptable dire que le Sénégal est en faillite. Le gouvernement devrait travailler pour que les Sénégalais puissent mettre en avant ce que le Président Macky Sall a réalisé. Avec Abdoulaye Wade, nous étions dans l’Etat-fiction, avec Macky Sall, nous sommes maintenant dans l’Etat réel. C’est le réel qui guide la politique du Président Macky Sall. Avec le Président Macky Sall, on vit avec ce que l’on a, avec Wade, l’argent circulait à gogo. Vous pouvez ne pas travailler et bénéficier de retombées, mais avec Macky Sall, il faut travailler pour avoir de l’argent», argumente celui qui loue les efforts que le Président est en train de déployer pour réduire les charges de l’Etat. Le fait de tremper le maire Aliou Sall dans le scandale Petro Tim «ne relève que de la pure fiction», selon le Délégué national du Nouveau parti qui souligne que ceux qui accusent le maire de Guédiawaye ne disposent d’aucune preuve.

Sur le supposé scandale des 94 milliards des francs agité par le leader de Pastef, Ousmane Sonko, Alassane Cissé le contredit en attirant l’attention sur «son esprit vif et inventif».

«Tantôt il nous sort 94 milliards, tantôt 46 milliards qui sont dans une banque. Puis pour masquer le tout, il crée un contre-feu en parlant du fer de la Falémé en disant que c’est un scandale. Le fer s’est peut-être dilué sur la route du fer et de l’acier. L’affaire du fer de la Falémé est un contre-feu pour masquer la gravité des accusations sur les supposés 94 milliards et les 12% de commission qu’attendait Sonko. Nous devrons montrer que Sonko ce qui l’intéresse c’étaient ses 12% de commission. Il travaillait avec l’ancien directeur du Cadastre qu’il défendait. Donc, il connaît ce qu’est la valeur de la terre», charge ce membre du Haut conseil des collectivités territoriales. Alassane Cissé attend avec impatience que le successeur de feu Tanor Dieng soit désigné pour poursuivre l’œuvre entamée par le défunt président à qui il a rendu un vibrant hommage en disant «qu’il faisait consciencieusement son travail».

Par Amadou MBODJI – ambodji@lequotidien.sn

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