La Fashion Week de Londres fait son Brexit

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La Fashion Week de Londres s’est déroulée du 13 au 17 septembre dans un climat politique pré-Brexit sous tension. Le New York Times perçoit dans les défilés l’expression de la crise identitaire britannique.
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“Qu’est-ce que c’est qu’être britannique ? À quoi ça ressemble ?” s’interroge le New York Times. Alors que les questions identitaires sont omniprésentes de l’autre côté de la Manche à l’approche de la date de sortie de l’Union européenne, le 31 octobre, les stylistes tentent eux aussi d’apporter une réponse. Ou du moins c’est ce que perçoit Vanessa Friedman, chef du service mode au quotidien, dans le défilé de la Fashion Week londonienne.

“La grosse tendance de la semaine, c’est une silhouette qui est l’équivalent d’une superbe… tente”, remarque le New York Times. Sur le podium, le tissu se déroule à n’en plus finir. Normal, pour un défilé ? Non, une tendance symbolique que le quotidien considère comme révélatrice d’une volonté de se protéger face à la crise politique. Jusque dans l’univers de la mode, tous les prétextes semblent bons pour extrapoler l’impact du Brexit.
Des tenues alambiquées… comme les négociations ?

Les ourlets défaits balayent le sol, les manches trop longues couvrent les mains, les pantalons portefeuilles disparaissent sous de longues robes et capes enveloppantes, remarque la journaliste américaine. Tout de suite, ces vêtements amples deviennent des “espaces sûrs où se mettre à l’abri de la journée”.

Même la dernière collection de Victoria Beckham, ancienne chanteuse des Spice Girls d’habitude adepte des robes moulantes révélatrices, présente des robes intégrales et multiplie les couches de vêtements. Une pudeur inhabituelle pour un défilé été-automne, estime le quotidien new-yorkais. Ces couches multiples sont, elles aussi, matière à comparaison.

Seraient-elles représentatives des innombrables interprétations, décisions et négociations en cours dans la capitale britannique, se demande la journaliste. Dans le flou artistique qui plane sur l’avenir de la Grande-Bretagne, même les créateurs peinent à s’y retrouver.
Source

The New York TimesNew York
www.nytimes.com/

Avec 1 300 journalistes, 13 bureaux à l’étranger et 125 prix Pulitzer, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être

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