«Crise» à Excaf, Direct infos et Rts: Les sections Synpics font l’état des lieux

0
285

Les secrétaires généraux des sections Synpics de l’Excaf, Direct infos et de la Rts ont donné hier la situation actuelle dans leurs rédactions. Pour les premiers nommés, les choses évoluent et ils vont rencontrer, mardi, la direction de l’entreprise, et Direct infos rencontre aujourd’hui l’inspecteur du travail. Quant à la Rts, le responsable de leur syndicat informe qu’ils vont prendre toute la mesure de la question et vont commencer à défendre les agents comme il se doit.

Les agents de Excaf, Direct infos et de la Rts affiliés au Synpics, qui étaient présents hier lors de la rencontre du Synpics, n’ont pas manqué de donner la situation actuelle dans leurs différentes rédactions. Lassana Diandy, Secrétaire général de la section Synpics d’Exacf, est revenu sur leur rencontre d’avant-hier avec leur direction des ressources humaines. «On a discuté pendant 4 heures sur des points qui concernent le paiement des salaires. Parce qu’on a noté qu’il y avait de la discrimination sur le traitement salarial des employés. Pour le versement des cotisations sociales, on avait constaté qu’elles n’avaient pas été versées depuis plusieurs années et nous en avons parlé», explique-t-il. Cela, avant d’ajouter que la problématique des contrats au sein de leur entreprise était aussi d’actualité. Car, révèle-t-il, «beaucoup n’ont pas de contrat en bonne et due forme».
L’application de la nouvelle Convention collective, qui est en vigueur depuis le mois de janvier et que tous les médias doivent appliquer au plus tard le 31 décembre, n’était pas en reste aussi. «Maintenant la plateforme revendicative est remise à la direction de Excaf télécom qui va l’étudier. Le mardi (prochain) on va se retrouver pour voir ce qui peut être fait. On est à l’écoute de la direction. Nous sommes disponibles pour le dialogue mais que le dialogue soit franc», dira M. Diandy. Non sans faire valoir que rien n’a été signé, «mais on va se retrouver pour voir ce que Excaf va prendre comme engagement. Si ça ne va pas, la lutte va continuer.»

Le Secrétaire général de la section Synpics Direct infos dira, quant à lui : «Nous étions restés 8 mois sans salaire. Le gars avait nié sur tous les toits qu’il ne nous devait rien. Mais après la Tabaski, il nous a appelés pour faire des avances de deux mois. Mais jusqu’à présent, il y a un parmi nous qui n’est pas encore payé mais maintenant la situation évolue.»

Massaër Diarra renseigne, en outre, que leur direction les avait conviés à une rencontre où ils avaient discuté et sont tombés d’accord sur le règlement des arriérés de salaires et sur la signature des contrats en bonne et due forme et la délivrance des bulletins de salaires. «On était d’accord sur tout cela consigné dans un Pv que le directeur avait refusé de signer. On a saisi l’Inspection du travail. A deux reprises, il n’est pas venu ; la 3e convocation c’est la gendarmerie pour l’obliger à venir. Il a délégué son comptable qui a dit à l’inspecteur qu’il accepte de nous payer et de nous régulariser», confirme-t-il.

M. Dia de rappeler que c’est aujourd’hui qu’ils ont rendez-vous à l’inspection du travail pour signer le Pv que l’inspecteur va leur remettre.
«Par rapport à la gestion répressive, nous avons pris toute la mesure, nous allons commencer à défendre les agents comme il se doit. Seulement, il y a des procédures qui ont déjà été enclenchées. Il faudra attendre l’avis de l’inspecteur du travail et quand la parole ou les actes ne suffisent plus pour régler les problèmes, vous savez ce qui va suivre», a déclaré à son tour Moustapha Cissé, Secrétaire général du Synpics de la Rts.
Par rapport à la gestion de la Rts comme media de service public, M. Cissé soutient que la Télévision nationale appartient à tous et que cette question aurait du être posée à la Société civile en premier. «Nous avons intérêt à ce qu’elle soit préservée et pour cela une gestion qui relève de notre époque est nécessaire. Actuellement, nous sommes en 2019, c’est l’heure des multimédias. Vous ne pouvez pas empêcher une personne de véhiculer son message. Donc, privilégier une partie et dissoudre l’autre partie, ça n’empêche pas les gens de véhiculer leur message», a-t-il dit. «L’opposition inexistante alors que le débat devrait être équilibré. Mais tout ceci relève d’une politique qui date de très longtemps. Ce problème, pour qu’il soit résolu, il faudra qu’il soit pris à bras-le-corps par la Société civile, Le Soleil ; l’Aps et tout le monde», a conclu Moustapha Cissé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here