Malgré les pressions des autorités, Facebook affiche une santé financière florissante

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Facebook emploie plus de 43.000 personnes, 28% de plus qu’il y a un an, et a enregistré une hausse de ses coûts de 32%.

En dépit des tensions accrues avec les autorités américaines, au troisième trimestre 2019, Facebook a engrangé 17,65 milliards de dollars (15,8 milliards d’euros) de recettes, soit 29% de plus en un an, grâce aux recettes publicitaires. Son bénéfice net de 6,1 milliards de dollars (5,5 milliards d’euros) a été salué en Bourse car supérieur aux attentes des investisseurs.

Le géant mondial des réseaux sociaux, bien qu’engagé dans de nombreux débats et batailles avec les autorités de régulation, continue de croître et de dépasser les attentes du marché, avec des résultats trimestriels bien accueillis,à la suite de leur présentation dans la nuit de mercredi à jeudi.

De juillet à septembre 2019, Facebook a engrangé 17,65 milliards de dollars (15,8 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, soit un bond de 29% sur un an, et un bénéfice net de 6,1 milliards de dollars (5,47 milliards d’euros). Son bénéfice par action ressort à 2,12 dollars et dépasse largement le 1,91 dollar prévu par le consensus des analystes. Son titre prenait en conséquence 2,31% mercredi après la clôture de la Bourse de New York, lors des échanges électroniques.
“Les annonceurs continuent de soutenir Facebook”

“Les annonceurs publicitaires continuent de soutenir Facebook malgré les nombreuses polémiques qui visent l’entreprise, et la base d’utilisateurs continue de grandir dans le monde”, remarque Debra Aho Williamson, analyste chez eMarketer. “Facebook fait face à de nombreux défis mais augmenter ses revenus et son nombre d’utilisateurs n’en font pas partie”.

La plateforme accusée de tous les maux par les politiques (en matière de désinformation, respect de la vie privée ou encore des lois de la concurrence) compte désormais 2,45 milliards d’utilisateurs mensuels actifs (+8% sur un an) et 1,62 milliard d’utilisateurs actifs quotidiens (sur au moins une de ses plateformes, Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger).

Le fondateur de Facebook essuie un feu continu de critiques de tous les côtés, y compris en interne. Convoqué il y a une semaine pour une audience au Congrès sur son projet de monnaie numérique Libra, il a fait face pendant plusieurs heures à des questions, voire à des accusations enflammées, sur des sujets allant de la liberté d’expression aux discriminations contre les minorités en passant par la pédopornographie ou le respect de la vie privée.

Mardi 29 octobre, un groupe d’employés et d’avocats américains avaient appelé le réseau social à appliquer le processus de vérification des informations aux messages et publicités des politiques. Mark Zuckerberg a jusqu’à présent refusé de soumettre les candidats aux élections au “fact-checking”, invoquant la liberté d’expression et l’examen approfondi dont leurs délcarations sont déjà l’objet.

Facebook a lourdement investi depuis 2018 pour rétablir la confiance, depuis des scandales de fuites de données et de campagnes de désinformation menées sur ses plateformes. Sa croissance a un peu ralenti, mais reste très soutenue. Le groupe emploie plus de 43.000 personnes, 28% de plus qu’il y a un an, et a enregistré une hausse de ses coûts de 32%.
F.B avec AFP

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