La cybercriminalité, c’est quoi ?

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iGFM – (Dakar) La cybercriminalité se professionnalise et va au-delà de la cyberescroquerie. Son développement freine proportionnellement celui de l’économie numérique. Un cadre juridique local existe au Sénégal depuis 2008 ; mais la lutte doit se faire à l’échelle globale. Car, face à la montée de la cybercriminalité et aux risques qu’elle présente, la compagnie de téléphonie mobile « Orange » et ses partenaires s’organisent comme ils peuvent pour limiter les dégâts causés par cette nouvelle forme de délinquance, à défaut de l’enrayer.

Le Sénégal, un des pays ayant le meilleur accès à internet et aux techniques de l’information et de la communication (TIC) en Afrique de l’Ouest, a, depuis huit ans, légiféré sur le phénomène et sur les infractions qui y sont assimilées. Dans le même temps, des travaux de recherche y ont été consacrés.

Cependant, quel est l’état des lieux de la cybercriminalité au Sénégal en particulier ?

Une question tenue en haleine, la cybercriminalité constitue un phénomène très complexe. En général, on considère qu’elle renvoie à toutes les infractions qui ont un lien avec les technologies de l’information et de la communication (TIC). Celles-ci peuvent être l’objet, voire la cible des agissements répréhensibles ou un moyen, c’est-à-dire être un instrument permettant de réaliser des infractions classiques.

En Afrique en général, et au Sénégal en particulier, on a longtemps considéré ce phénomène comme un mythe qui existait surtout dans les pays développés où la connectivité est plus importante et où les technologies sont beaucoup plus avancées. Aujourd’hui, ce postulat ne tient plus parce que l’Afrique est de plus en plus connectée.

Si on prend l’exemple du Sénégal, c’est l’un des pays ayant la plus importante bande passante sur le continent. Le pays a réalisé des avancées considérables en matière de télécommunications et de TIC.

Plus on est connecté, plus on est cybervulnérable. Ce qui fait qu’aujourd’hui, la cybercriminalité constitue une réalité de politique criminelle aussi bien au Sénégal que partout en Afrique.

C’est un phénomène qui se développe de façon exponentielle et qui est devenu un véritable fléau. L’exemple qu’on peut prendre pour montrer la réalité de la cybercriminalité dans nos pays, c’est l’escroquerie en ligne.

Particulièrement en Afrique de l’Ouest, cette forme de cybercriminalité a fini par prendre les proportions d’un véritable fléau. Des gens utilisent les réseaux électroniques pour se livrer à des manœuvres frauduleuses ; et très souvent, ils parviennent à obtenir des sommes d’argent de la part de personnes qui croient à leurs supercheries.

C’est pour dire qu’aujourd’hui, en Afrique, il n’est pas possible de considérer la cybercriminalité comme un mythe ; c’est un phénomène extrêmement sérieux que les pouvoirs publics doivent prendre comme une préoccupation de sécurité nationale.

Compte tenu des innombrables techniques qu’emploient les cybercriminels pour s’attaquer aux ordinateurs et aux données des utilisateurs, des défenses multicouches sont nécessaires. Les solutions de protection contre les programmes malveillants qui allient la détection basée sur les signatures, l’analyse heuristique et les technologies de Cloud permettent de renforcer la protection de vos ordinateurs, appareils et données contre les menaces toujours plus sophistiquées.

Mariem SALL

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