Changement climatique: L’agriculture intelligente, méthode d’adaptation

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L’agriculture emploie plus de 70% des populations et assure les moyens de subsistance de millions de personnes en Afrique. Cependant, les pratiques agricoles sur le continent dépendent en grande partie de la pluviométrie et se caractérisent par de petites exploitations à faible productivité, exacerbée par des facteurs dus au changement et aux variabilités climatiques. Pour faire face à cette situation, la promotion d’une Agriculture intelligente face au climat (Aic) est nécessaire. Celle-ci va permettre de répondre aux besoins alimentaires d’une population toujours croissante tout en adoptant des pratiques compatibles avec les exigences de résilience et de réduction des émissions des gaz à effet de serre.

Selon le représentant du coordonnateur du Bureau sous régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour l’Afrique de l’Ouest, le concept Agri­culture intelligente face au climat (Aic), vise à améliorer l’adaptation du développement agricole à la réactivité climatique. «Il offre une approche intéressante dans la recherche de solutions innovantes pour transformer et réorienter les systèmes agricoles de la région afin d’accroitre durablement leur productivité et soutenir la sécurité alimentaire, la résilience des écosystèmes face aux nouvelles réalités du changement climatique», a expliqué Djibril Dramé. Il s’exprimait hier à l’ouverture d’un atelier régional de partage de connaissances et de sensibilisation sur l’Agriculture intelligente face au climat dans les petits Etats insulaires en développement et en Afrique de l’Ouest. L’événement est co-organisé par la Fao et l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (Icrisat).

L’Aic offre également, des opportunités pour contribuer à la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (Cdn) à travers la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la promotion des bonnes pratiques d’adaptation et de résilience.

A ce jour, dix pays dont huit en Afrique de l’Ouest parmi lesquels le Sénégal, ont été supportés par la Fao pour préparer leur profil Aic. «Notre ambition est de couvrir l’ensemble des pays à travers une collaboration plus renforcée avec les partenaires et institutions aux niveaux national, régional et international», renseigne M. Dramé.

Au Sénégal, Daga Birima est le village climato-intelligent qui applique la plupart des technologies d’agriculture climato-intelligente. Les participants à l’atelier iront demain visiter ce village pour constater ce qui s’y passe afin de reproduire ce modèle dans leurs pays.

Par Khady SONKO – ksonko@lequotidien.sn

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