Réformes, politiques, projets de l’Uemoa au Sénégal : Abdoulaye Daouda Diallo liste les manquements

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Les travaux de la 5ème revue annuelle des Réformes, Politiques, Projets et Programmes de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) au Sénégal se sont tenus, ce jeudi 21 novembre, à Dakar. Cette rencontre fait suite à la revue technique qui s’est déroulée du 21 au 23 octobre dernier à Dakar, et dont les résultats sont contenus dans un mémorandum qui sera remis aux plus hautes autorités sénégalaises. Elle a été présidée par le président de la Commission de l’Uemoa, Abdallah Boureima, en présence notamment, du ministre des Finances et du Budget du Sénégal, Abdoulaye Daouda Diallo, et de ses collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Oumar Guèye.

«Une faiblesse notée dans la mise en œuvre»

A l’occasion, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget du Sénégal, a soutenu que les réformes et politiques de l’Uemoa ont eu des «impacts profonds dans la modernisation des appareils étatiques, en introduisant dans leur fonctionnement plus d’efficacité, de rationalité et de transparence». Avant d’informer que le budget 2020 de l’État du Sénégal a été élaboré sous la forme de «budget programme conformément aux orientations» de l’Uemoa.

Toutefois, malgré «la pertinence» de ces réformes de l’Uemoa, l’autorité étatique a noté que «les résultats escomptés n’ont pas toujours été au rendez-vous, en raison notamment de la faiblesse et de leur mise en œuvre». Le ministre signale que le taux global de transmission des directives à l’échelle de l’Union, ressortit à 47% seulement en 2011, dont la faible fraction de 21% pour les directives relatives aux politiques sectorielles. Or, ajoute-t-il, «les réformes sectorielles sont précisément celles qui sont censées de prime promouvoir la compétitivité des économies des États membres en agissant en catalyseur pour renforcer le marché commun et stimuler la croissance économique dans l’espace communautaire».

Abdoulaye Daouda Diallo ajoute que ce constat de «faible application avait motivé la conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Uemoa à insister en 2013 déjà par acte additionnel n°07-2013 une revue annuelle dont l’objectif principal est de «favoriser l’accélération de la mise en œuvre des réformes politiques, programmes et projets».

Le ministre des Finances renseigne que, dans le cadre de la revue de cette année, les évaluations ont porté sur 113 réformes et 14 projets et programmes de l’Uemoa. Ces évaluations, selon lui, ont montré que «le taux de mise en œuvre des réformes de l’Uemoa au Sénégal est passé de 75 point 5 en 2018 à 77 point 9 cette année, soit une augmentation de 2 point 4.

«Un résultat satisfaisant mais loin d’être suffisant»

De l’avis de Abdoulaye Daouda Diallo, ce résultat est «satisfaisant». Mais, dit-il, «il est loin d’être suffisant». D’où la nécessité, pour lui, d’«insuffler une sévérité de cette dynamique positive pour arriver, le plus rapidement possible, à mettre en œuvre la totalité des réformes et à boucler l’exécution des projets en cours».

A noter que ce rendez-vous annuel, dont l’objectif est d’échanger sur les conclusions consignées dans un mémorandum, est un exercice qui consiste à «jeter un regard sur lesdites évaluations. Et à l’issue de la validation dudit mémorandum, le président de la commission de l’Uemoa et le ministre sénégalais des Finances et du Budget, feront une séance de restitution des résultats avec le ministre d’État, ministre Secrétaire général de la présidence de la République du Sénégal. Ce, afin que des directives et des instructions puissent être données sur ces conclusions «pertinentes» par le Chef de l’État, Macky Sall.

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