DGPSN: Anta Sarr Diacko et le milliard dépensé en riz pour le Magal et le Gamou 2017

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Dans son rapport 2017, l’autorité de régulation des marchés publique ( Armp) a épinglé la Délégation Générale à la Protection Sociale et à la Solidarité Nationale (Dgpsn). L’institution dirigée par le chirurgien-dentiste Dr Anta Sarr Diacko a notamment été prise dans deux marchés passés par entente direct. Il s’agit de l’achat de riz destiné à la couverture du Magal avec le Complexe Setou Indou (CSI) pour 196 000 000 F CFA et Maouloud 2017 avec Socomi pour 803 880 000 F CFA). Soit près d’un milliard de francs Cfa.

Ces deux marchés relatifs à l’acquisition de riz pour la couverture des besoins des évènements religieux (Magal et Gamou) ont été conclus par ententes directes autorisées par le Comité de Règlement des Différends de l’ARMP. Mais selon le cabinet Angle Kléber Dakar qui a audité la DGPSN, « cette procédure a par la suite été déroulée dans des délais anormalement longs confirmant que l’urgence invoquée à l’appui de la requête n’était pas fondée d’autant plus que l’organisation desdites cérémonies religieuses est bien calée dans le calendrier et qu’une bonne planification des actions aurait dû conduire à lancer les marchés en temps opportun, par des procédures ouvertes à défaut de constituer des stocks de sécurité permettant l’intervention de la DGPSN en cas de besoin ».

L’auditeur note également qu’entre « la date de saisine de la DCMP par l’Autorité Contractante, aux fins de conclure un marché par entente directe (25 octobre 2017) et la date de notification du marché (29 décembre 2017), il s’est écoulé une période de deux mois largement suffisants pour dérouler une procédure d’appel d’offres ouvert en procédure d’urgence ».

Ce n’est pas tout. Selon le cabinet d’audit, la DGPSN a passé deux autres marchés par ententes directes à la même année avec les mêmes entreprises à savoir le Complexe Setou Indou ( Csi) pour 354 280 000 F CFA et Socomi pour 623 580 000 F CFA. Ces marchés portent sur l’achat de riz pour venir en aide aux sinistrés. Certes, le gré à gré a été autorisé par le Comité de Règlement des Différends de l’ARMP, mais selon l’auditeur « la lettre portant avis défavorable de la DCMP n’a pas été classée dans le dossier » leur permettant de « disposer d’éléments d’appréciation des arguments avancés par la DCMP ». Mais « il ressort de la décision du CRD de l’ARMP, qu’aucune des conditions prévues dans l’article 76 du CMP, pour recourir à l’entente directe n’a été remplie par la DGPSN ».

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