La Sde décrète une grève, l’Etat évoque «un sabotage»

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Les travailleurs de la Sénégalaise des Eaux (Sde) ont décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures. Cette décision intervient suite à leur Assemblée générale qui s’est tenue le 4 décembre. En cause de ce mouvement d’humeur, ces travailleurs réclament 15% des actions du capital de la Sde (contre une proposition de 10% du gouvernement dont 4% pour les travailleurs de la SONES et de l’ONAS). Avec cette grève, la fourniture d’eau risque de connaitre un réel dysfonctionnent.

En réaction à ce mouvement d’humeur annoncé, le ministère de tutelle rappelle aux « travailleurs qu’ils ne peuvent déclencher une grève pour demander une participation au capital d’une société privée de surcroît ; l’employeur aurait pu se prévaloir du caractère illégal de cette grève », lit-on dans un texte. Le gouvernement réitère toutefois son ouverture et sa disponibilité à trouver une solution. Il constate cependant avec regret « des actes de sabotage à travers notamment l’occupation de sites, la fermeture de vannes, l’arrêt d’installations de traitement d’eau, actes destinés à perturber la distribution normale de l’eau et prendre les populations en otage », lit-on dans le texte. Le gouvernement s’indigne de pareils actes qu’il juge « inacceptables et répréhensibles ».

Il ne se réservera pas « d’en tirer toutes les conséquences que cela induit dans un Etat de droit ». Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement rappelle que l’État du Sénégal a conclu avec la Sde un contrat d’affermage encore en vigueur. Dans ce contexte, elle reste garante et responsable d’une fourniture régulière d’eau de qualité aux populations. Il lui appartient, dès lors, de prendre toutes les mesures nécessaires, pour le bien-être et la santé des populations, notamment pour le fonctionnement normal des établissements de santé.
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