Romy Schneider: “Alain Delon m’en a fait beaucoup baver”

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Les star, les vraies, gardent leur part de mystère à jamais. C’est ce que prouve le documentaire que signent Patrick Jeudy et Charlie Buffet. La journaliste féministe Alice Schwarzer leur a confié les bandes-sons de la discussion qu’elle a eue avec l’actrice, une nuit d’hiver, à Cologne il y a quarante-deux ans. Le 12 décembre 1976, très précisément.

Cette nuit-là, adossée sur les coussins de “la Cabane” de son amie, entre deux cigarettes et deux verres de vin, Romy Schneider se confie comme jamais. C’est d’autant plus exceptionnel, que lassée d’être poursuivie par la presse, elle avait jusqu’alors fini par refuser toutes les interviews. “Elle a commencé à me dire des choses qu’elle ne voulait pas dire au grand public”, se souvient Alice Schwarzer. Les deux femmes vont parler jusqu’au petit matin. Lorsque la peur la tenaille, Romy demande à la journaliste de couper le magnétophone qui enregistre leur conversation. Elle s’exprime le plus souvent en français, sa langue de coeur. Mais parfois aussi en allemand, quand la colère la dévaste. Et de la colère, il y en a, dans cet entretien aussi fort que passionnant. Colère contre le passé nazi de sa mère, Magda Schneider, qu’elle soupçonne d’avoir couché avec Hitler. Mais colère aussi contre son beau-père qui la harcelait sexuellement, au point qu’il lui fallait s’enfermer dans les toilettes pour lui échapper.

Romy parle aussi des hommes qu’elle a aimés. Celui qu’elle a aimé plus que tout, et suivi en France au risque de s’attirer la haine de son pays n’est autre qu’Alain Delon. La voix de l’actrice se brise quand elle parle de lui. “En Allemagne on m’a crachée dessus et pourquoi? Parce que j’étais amoureuse d’un homme Monsieur Delon et que j”en suis partie”.

Romy rencontre Alain Delon en Allemagne, lors du tournage de Christine, sorti en France en 1958. Elle est une star, déjà, notamment grâce à son rôle dans Sissi Impératrice. Lui est encore inconnu. C’est son premier film. Puis les rôles s’inversent: c’est lui qui devient la

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