Coronavirus: une épidémie de stéréotypes et blagues racistes

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La propagation du nouveau coronavirus chinois au niveau mondial réveille les stéréotypes racistes envers les Asiatiques. Que ce soit dans l’espace public, dans les médias où sur les réseaux sociaux, des personnes d’origine asiatique se plaignent, entre autres, de la recrudescence d’amalgames et de blagues vaseuses dont elles sont victimes. Le hashtag #JeNeSuisPasUnVirus a été lancé sur les réseaux sociaux afin de dénoncer le phénomène.

Comme nous le rapportions dans cet article, l’épidémie de coronavirus d’origine chinoise touche désormais pratiquement toutes les zones du globe. Bien que le nombre de malades reste pour l’instant marginal, excepté en Chine où il a fait son apparition en décembre, ce virus inquiète de par sa nouveauté et donc l’absence de traitement.

Paranoïa

Une certaine paranoïa s’est emparée d’une partie de la population, qui regarde désormais les Asiatiques, peu importe qu’ils viennent de Chine ou non, de travers. C’est ce qu’a remarqué une jeune femme, qui a publié un long message sur les réseaux sociaux pour dénoncer le racisme anti-Asiatiques depuis le début de l’épidémie. Elle l’a publié de manière anonyme, de peur d’être harcelée.

“Faut-il rappeler que l’Asie est un continent et non un pays?”

“La crise sanitaire du coronavirus entraîne dans son sillage une libération de la parole raciste dans les médias et sur les réseaux sociaux”, écrit la jeune femme. “Beaucoup de personnes utilisent de manière indifférenciée ‘chinois” pour ‘asiatiques’, mettant de côté toutes les nationalités et diversités culturelles, ethniques, etc., qui composent ce continent. Faut-il rappeler que l’Asie est un continent et non un pays?”, se demande-t-elle.
“Asiatiquetée”

Comme elle l’explique au Huffington Post, la jeune femme, une Française adoptée d’origine coréenne, n’a pas été directement victime de stéréotypes, d’insultes ou de blagues racistes, mais elle souhaitait, par ce message, “sensibiliser sur la question du racisme décomplexé qui a lieu en ce moment”, dit-elle au média en ligne. Elle avoue qu’elle évite désormais de tousser en public, de peur que les gens s’éloignent d’elle et d’être “asiatiquetée”, selon ses propres termes.
#JeNeSuisPasUnVirus

Face à ce constat, de nombreux internautes d’origine asiatique ont repris le hashtag #JeNeSuisPasUnVirus pour dénoncer, parfois avec humour, ces blagues racistes (véhiculées par certains médias, comme on peut le voir ci-dessous) et les propos haineux.

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