EMIGRATION CLANDESTINE – Le Conseil national de la jeunesse cherche des solutions

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La volonté et la capacité d’émigrer à l’étranger résultent, à la fois, de la personnalité et de la situation socio-économique du candidat migrant, des circuits d’informations auxquels il a accès, des réseaux migratoires, des contextes politiques et économiques des pays d’origine et d’accueil, et de leurs rapports historiques. La problématique a été posée par le Conseil national de la jeunesse.

‘’L’émigration peut avoir comme conséquence l’acculturation. Ce que vous perdez, est-ce plus important que ce que vous gagnez ?’’. C’est en ces termes que le gouverneur de la région de Diourbel, Gorgui Mbaye, a ouvert le grand forum du Conseil national de la jeunesse axé sur la problématique de l’émigration. Lui qui considère que ‘’la jeunesse est indispensable à l’émergence du pays. L’Etat ne lâche jamais sa jeunesse, car elle représente 70 % de la population et les scientifiques ont dit que le corps humain est composé de 70 % d’eau. Donc, la jeunesse est vitale’’.

Auparavant, Khadim Diop, le président du Conseil national de la jeunesse du Sénégal, a confié à ses camarades venus en masse prendre part à ce forum, que son organisation entre dans le cadre de leurs activités. Car, depuis 2018, ils ont signé un protocole d’accord avec la fondation Konrad Adenauer (FKA) pour organiser une série de fora partout au Sénégal, pour parler aux jeunes de la question de l’emploi des jeunes, de la migration irrégulière et, surtout, des opportunités économiques des régions. L’idée est d’encourager la jeunesse à privilégier l’auto-emploi, parce que, dit-il, ‘’chaque année, plus de 200 mille jeunes sortent des écoles de formation et des universités. L’Etat ne peut pas donner des emplois à toute la jeunesse sénégalaise. Donc, il est de notre rôle de sensibiliser les jeunes sur les opportunités économiques de leurs régions respectives. Au-delà de l’agriculture au niveau de Diourbel, on peut aussi faire de l’élevage. Des activités génératrices de revenus telles que le transport. Les jeunes ont aujourd’hui les capacités de mener des projets qui participent à la création de richesses pour le développement de la région de Diourbel’’.

Khadim Diop de poursuivre : ‘’Les jeunes ont des difficultés pour accéder à la terre. C’est la raison pour laquelle le Conseil national de la jeunesse a interpelé le ministère des Collectivités territoriales pour qu’on puisse aider les jeunes à disposer de terres pour créer des fermes agricoles. D’ici quelques jours, on va tenir une réunion avec l’Association des maires du Sénégal, pour signer des protocoles d’accord et permettre aux jeunes de disposer de terres. L’axe 1 de notre stratégie de développement est la formation des jeunes, car on ne peut pas participer à la production de richesses, si les jeunes ne sont pas formés. Au niveau du Conseil national de la jeunesse, nous avons initié l’Académie de la jeunesse qui a pour mission de former des jeunes qualifiés, en partenariat avec le ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat’’.

A sa suite, Ute Bocandé, conseillère scientifique de la fondation Konrad Adenauer à Dakar, a loué les potentialités de la région de Diourbel. ‘’Nous souhaitons donner aux jeunes de la confiance pour qu’ils trouvent eux-mêmes les solutions, parce que l’émigration n’est pas une solution. C’est une réaction de désespoir, si on n’a pas d’autres voies. Dans le secteur informel, beaucoup de jeunes s’activent. Il faut juste formaliser les entreprises qui seront beaucoup plus sécurisées et pourront ensuite créer des emplois. La formation est la base. Si on n’a pas une bonne formation, il est difficile d’accéder à l’emploi’’.

Boucar Aliou Diallo (DIOURBEL)
Section:
social

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