Université Assane Seck : la grande offensive 3-4-3 du SAES

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iGFM-(Dakar) Le bureau national du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur était à Ziguinchor ce lundi 24 février 2020. A l’issue de leur rencontre qui aura duré plus de 4 heures de temps, dans la salle des professeurs de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, le SAES a lancé la grande offensive 3-4-3 (3 Problèmes, 4 Doléances, 3 Décisions).

A l’issue de leur assemblée générale, «ce point est le premier jalon d’une longue tournée nationale du Bureau National du SAES avec comme objectif principal d’échanger avec tous les militants du SAES dans toutes les universités sénégalaises sur les lourdes menaces qui vont inéluctablement plomber le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Les graves blocages à venir seront exclusivement imputables au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation, qui comme à son habitude ne respecte aucun de ses engagements. C’est aussi une occasion pour le SAES, d’alerter encore une fois l’opinion nationale et internationale sur les problèmes, les doléances et les décisions qu’il expose», explique d’emblée Mme Ndiémé Sow coordonnateur du SAES à Ziguinchor. Sur les 3 problèmes : «Le premier porte sur le choix unilatéral du Gouvernement d’orienter tous les bacheliers dans le public. Le SAES avait posé la condition préalable d’adopter des mesures d’accompagnement comme l’achèvement et la livraison avant la rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus, l’ouverture immédiate de 400 postes d’enseignants chercheurs, le paiement des sommes dues aux vacataires qui accompagnent les universités dans leur fonctionnement, l’augmentation de la dotation de l’Etat et le respect de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015.

Le seconde porte sur la procédure pénale d’orientation. Le SAES après constat de la cacophonie et des dysfonctionnements notés dans le processus d’orientation des bacheliers 2019, avait alerté et demandé l’audit technique de la plateforme d’orientation qui, en plus d’être une boite noire dont le fonctionnement est d’une totale opacité, viole depuis des années avec la bénédiction du ministre de tutelle, le décret n°2016-1805 relation à l’orientation des bacheliers.

Le troisième point porte les textes de gouvernance des universités où le SAES a dénoncé pour la énième fois l’inexistence ou l’obsolescence des textes de la gouvernance des universités au regard de la Loi cadre n°2015-26 relatives aux universités publiques. Nous tenons à faire constater que depuis 4 années, toutes les universités publiques fonctionnent dans une parfaite illégalité faute de décret d’application de cette Loi », a indiqué Ndiémé Sow. Sur les 4 doléances : Après plusieurs alertes et relances au MESRI, le SAES a finalement décidé de déposer un préavis de grève essentiellement centré sur 4 points. «Il s’agit de la signature et l’application des textes de gouvernance des universités publiques sénégalaises, de la mise en œuvre des préalables nécessaires à la prise en charge des bacheliers 2019, l’audit du processus d’orientation des bacheliers ainsi que sa mise en conformité avec les textes et règlement en vigueur, en particulier le décret 2016-1805, l’achèvement des chantiers en cours dans toutes les universités et la valorisation des conditions de recherche », renseigne toujours la patronne du SAES de l’UASZ.

Le 4e point concerne les décisions qui ont été au sein de l’UASZ. Le SAES/UASZ a décidé : «de se limiter exclusivement au respect du quantum horaire statutaire pour tous les enseignants-chercheurs (sans les heures complémentaires), de respecter scrupuleusement les horaires normales de travail (8h-12h et 14h-18h), du lundi au vendredi et de ne plus dispenser d’enseignements hors de l’espace universitaire de l’UASZ (protection des franchises universitaires : loi 9479 dans ces écoles élémentaires et secondaires qui sont squattées ; insécurité des enseignants-chercheurs), a conclu M. Sow. Des décisions qui ont plongé dans l’émoi et dans la consternation les autorités rectorales de l’université Assane Seck de Ziguinchor. «Nous allons vers une année universitaire très difficile à Ziguinchor. L’Etat doit rencontrer rapidement le bureau national du SAES avant que le pire ne se produise», explique sous le couvert de l’anonymat un très proche collaborateur du Recteur du temple du savoir.

IGFM

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