Covid-19 et risque d’année blanche : “éviter d’infliger une double peine aux enfants sénégalais (Unicef)

0
344

La représentante du Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) au Sénégal, Silvia Danailov, est contre toute idée d’année blanche au Sénégal où la pandémie du Covid-19 continue de gagner du terrain. Pour elle, une année blache pourrait être à l’origine d’abandons massifs chez les élèves.

«Nous pensons qu’il faudrait éviter, à tout prix, d’infliger une double peine aux enfants. C’est d’abord, la peine qu’ils n’ont plus accès à l’enseignement. Ensuite, qu’ils ne puissent pas faire leurs examens pour passer en classe supérieure. Nous savons que, si tel est le cas, il y aura des abandons massifs à l’éducation chez les enfants. C’est pourquoi, nous estimons que le gouvernement sénégalais est sur une bonne approche si tous les standards sont réunis. L’Unicef va essayer de l’appuyer surtout sur le plan de l’hygiène au niveau des écoles», a-t-elle déclaré dans l’émission Jury du dimanche sur Iradio.

Pour endiguer la propagation du coronavirus, le chef de l’État Macky Sall avait pris la décision, en mi-mars, de fermer les établissements scolaires. Et le dernier Conseil des ministres (du 29 avril) a arrêté la réouverture progressive des classes à partir du 2 juin prochain.

Mais pour Danailov, il est fondamental de prendre des mesures d’accompagnement pour protéger les élèves sur le chemin de l’école. «Nous sommes en train de voir avec le ministère de l’Education nationale, quelles seront les conditions à garantir pour que cela puisse se faire», rassure la représentante de la structure onusienne. Car, fait-elle constater, «ici au Sénégal, près de 6 000 établissements scolaires élémentaires n’ont pas de dispositif d’hygiène adéquat. Nous voulons soutenir l’Etat pour que certaines conditions soient présentes avant la reprise des cours».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here