La mémoire de l’esclavage et de son abolition, un enjeu très actuel en Martinique

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Des manifestants ont renversé le 22 mai 2020 en Martinique deux statues de Victor Schœlcher : ils contestent la figure historique de celui qui, le 27 avril 1848, a décrété à Paris l’abolition de l’esclavage. Le renversement de ces statues est intervenu le jour anniversaire d’une révolte qui a abouti à la fin de la servitude dans l’île. La date du 22 mai est donc éminemment symbolique. Retour sur un événement capital de l’histoire insulaire. Et sur les rôles respectifs de ses principaux acteurs.

Le renversement des statues

Le basculement de ces statues, à Fort-de-France et à Schœlcher, a été réalisé par des activistes qui se présentent comme antibékés (békés: Antillais d’origine européenne) et hostiles à l’héritage colonial. Dans un communiqué non signé, publié sur le site de la radio RCI, ces activistes affirment que “Victor Schœlcher n’est pas notre sauveur”. Et disent vouloir refuser que l’on efface “la mémoire de nos ancêtres au profit de leurs tortionnaires”. “Le 22 mai est un jour pour célébrer l’acte d’existence fondamental du Tanbouyé Romain (voir plus loin, NDLR) et tous nos ancêtres qui se sont battus pour notre liberté”, peut-on lire dans le communiqué.

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