Hong Kong: une session parlementaire pour entériner la loi de sécurité nationale

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Après adoption par le comité permanent de l’Assemblée populaire, le texte de cette loi de sécurité nationale devra être validé par un ordre présidentiel de Xi Jinping, et Carrie Lam devra ensuite le promulguer.
Après adoption par le comité permanent de l’Assemblée populaire, le texte de cette loi de sécurité nationale devra être validé par un ordre présidentiel de Xi Jinping, et Carrie Lam devra ensuite le promulguer. Anthony WALLACE

À Pékin, le plus haut organe législatif du pouvoir chinois communiste, se réunit pendant trois jours pour entériner la loi de sécurité nationale relative à Hong Kong. Un projet qui représente un pas significatif de la reprise en main de la Chine continentale sur sa région administrative spéciale et qui suscite les critiques des libertés publiques en vigueur dans l’ancienne colonie britannique.

Le texte exact de cette loi de sécurité nationale ne devrait être dévoilé qu’après son adoption par le comité permanent de l’Assemblée nationale populaire et doit être validé par un ordre présidentiel de Xi Jinping. Charge ensuite à Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif hongkongais, qui a avoué ne pas avoir eu connaissance en détail de la loi, de promulguer ce texte, probablement dès le 1er juillet, date symbolique de la rétrocession de Hong Kong à la Chine.

Traditionnellement, cet anniversaire est marqué par de larges manifestations organisées par les mouvements pro-démocratie, mais en période d’épidémie, le défilé a été interdit pour des raisons sanitaires. L’an dernier, elle avait réuni plusieurs centaines de milliers de personnes alors que les Hongkongais protestaient contre l’influence de la Chine communiste dans leur ville.

La fin d’« un pays, deux systèmes » ?

Pour beaucoup, cette loi de sécurité nationale met fin de facto au principe d’« un pays, deux systèmes » qui conférait à Hong Kong une liberté d’expression inconnue sur le continent et un système juridique et politique indépendant. Avec cette loi, Pékin pourra déployer des organes dans l’ancienne colonie britannique pour traquer toute personne suspectée de subversion, de séparatisme, de terrorisme et de collusion avec des forces étrangères.

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