Charles Michel propose un budget européen à 1.074 milliards d’euros

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Le président du Conseil européen Charles Michel a proposé vendredi d’établir le budget 2021-2027 de l’UE à 1.074 milliards d’euros, en légère baisse par rapport à sa proposition de février dernier (1.094 milliards), mais de préserver le fonds de relance à 750 milliards d’euros conformément à la clé de répartition entre prêts et subsides proposée par la Commission. Il propose aussi un fonds de réserve de 5 milliards d’euros pour les pays et les secteurs qui seront les plus touchés par les conséquences imprévisibles du Brexit, ce qui inclut potentiellement la Belgique.

Le président du Conseil européen Charles Michel a exhorté vendredi à l’action les 27 pays de l’UE qui doivent se réunir les 17 et 18 juillet pour adopter un plan massif de relance de l’économie européenne, en présentant sa proposition de négociations.

“Il est temps d’agir, il est temps de décider”

“Il est temps d’agir, il est temps de décider”, a déclaré M. Michel, qui a repris la proposition de la Commission européenne d’un plan de relance de 750 milliards d’euros, composé de subventions et de prêts, mais révisé légèrement à la baisse le budget pluriannuel, à 1.074 milliards euros, sur lequel il s’adosse.

Un fonds Brexit de 5 milliards d’euros

Charles Michel a également proposé un fonds de 5 milliards d’euros qui sera utilisé pour compenser le choc du Brexit quand le Royaume-Uni quittera définitivement l’Union européenne à la fin de l’année. Un échec de Londres et de l’UE à trouver un accord sur leur future relation, en particulier commerciale, aurait des conséquences potentiellement dévastatrices, alors que les négociations font du surplace depuis des mois.

Séduire les pays les plus réticents

Pour séduire les pays budgétairement les plus réticents (les quatre “frugaux” que sont les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Suède), il propose de maintenir les rabais dont ces pays bénéficient sur leur contribution nationale au budget de l’UE. Le financement de la relance devrait aussi être soutenu par des ressources propres comme une forme de taxe sur les plastiques non recyclables dès 2021 et un “prélèvement” numérique dès 2023, en plus d’un mécanisme de taxe carbone aux frontières, sans exclure une extension du mécanisme de droits d’émissions de CO2 ni une taxe sur les transactions financières.

“Boîte de négociation”

Il propose aussi d’avancer d’un an le début du remboursement du capital de l’emprunt commun que l’UE s’apprêterait à engager pour financer la relance, afin de mettre la pression sur les 27 pour concrétiser l’introduction de nouvelles ressources propres au budget de l’UE. Cette “boîte de négociation” sera le point de départ des discussions que les chefs d’État et de gouvernement de l’UE entameront vendredi prochain pour la première fois en présence physique depuis l’éclatement de la crise du coronavirus.

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