La famine engendrée par la pandémie pourrait tuer davantage que le virus lui-même, avertit Oxfam

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Dans un rapport repris par The Daily Telegraph, l’Ong Oxfam tire la sonnette d’alarme quant aux conséquences économiques et sociales de l’épidémie et des confinements, qui pourraient faire basculer les plus pauvres de l’humanité dans la famine.

«Davantage de gens vont mourir de la faim engendrée par la pandémie que du coronavirus lui-même cette année». L’avertissement, sans appel, a été lancé par l’organisation non-gouvernementale britannique Oxfam dans un rapport repris ce jeudi 9 juillet notamment par The Daily Telegraph. Comme le relate le quotidien britannique, «un nombre estimé à 122 millions de personnes parmi les plus pauvres du monde pourraient basculer plus profondément dans la famine et la pauvreté, ce qui équivaudrait à 12 000 morts excédentaires par jour, selon l’Ong». En comparaison, «le niveau quotidien de mortalité mondiale liée au Covid-19 a atteint un pic de 10 000 personnes au mois d’avril.» Cette prévision inquiétante, précise The Daily Telegragh, est liée «aux effets secondaires de la pandémie et des confinements, qui ont provoqué un chômage de masse, une plongée des revenus, des perturbations de la production de nourriture et le déclin de l’aide humanitaire».

De plus, «le rapport révèle les dix pires +points chauds+ de la faim dans le monde, notamment l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Soudan du Sud. Certains pays à revenu moyen comme l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil connaissent aussi des hausses rapides de la faim, avec des millions de personnes au bord du précipice.»

Les pays riches touchés aussi

Enfin, ajoute le Telegraph, «les pays les plus riches du monde ne sont pas immunisés non plus». Citant Oxfam, le journal explique qu’ «au Royaume-Uni, pendant les premières semaines du confinement, 7,7 millions d’adultes ont réduit l’ampleur de leur repas ou sauté des repas, et 3,7 millions se sont approvisionnés en nourriture auprès d’associations ou de banques alimentaires».

Le quotidien rappelle que «l’an dernier, 821 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire» dans le monde, dont «149 millions ayant fait face à un niveau critique de faim». Et ajoute qu’«Oxfam a appelé les gouvernements à mener des actions urgentes pour mettre fin à cette crise alimentaire en répondant pleinement, sur le plan financier, à l’appel humanitaire des Nations unies, à construire des systèmes alimentaires plus justes et plus résilients, à promouvoir la participation des femmes dans la réparation du système alimentaire brisé, et à agir urgemment pour s’attaquer à la crise climatique».

WALFQUOTIDIEN

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